L’entourage de Trump gagne beaucoup d’argent avec les grâces présidentielles; Steve Bannon est candidat

(Chris Kleponis/Upi/Shutterstock/ISOPIX)

Les alliés de Donald Trump gagnent des dizaines de milliers de dollars en monnayant l’accès au président américain à des personnes qui espèrent obtenir une grâce présidentielle, affirme le New York Times.

L’octroi de grâces est un privilège présidentiel qui est régulièrement utilisé. Le phénomène est surtout connu pour celles qui sont accordées dans les derniers jours d’une présidence. C’est à ce moment que des grâces controversées sont souvent accordées.

Et le lobby des grâces bat son plein, surtout depuis qu’il est devenu évident que Donald Trump ne parviendrait pas à renverser sa défaite électorale devant les tribunaux. Lobbyistes et avocats tentent donc de monnayer leur accès au président.

L’un d’entre eux se nomme Brett Tolman, un ancien procureur qui a conseillé la Maison Blanche en matière de grâces. Selon le New York Times, ce dernier a gagné des dizaines de milliers de dollars ces dernières semaines en faisant pression pour obtenir la grâce du fils d’un ancien sénateur de l’Arkansas, celle du fondateur du tristement célèbre marché de la drogue en ligne Silk Road et celle d’une personnalité bien connue de Manhattan qui a plaidé coupable dans une affaire de fraude.

John M. Dowd, un conseiller de Trump, a également offert ses services à des criminels condamnés afin de monnayer son accès au président.

Enfin, les journalistes évoquent également le nom de l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. Celui-ci aurait demandé à un agent de la CIA, qui a été condamné pour avoir divulgué des informations secrètes, deux millions de dollars en échange d’une grâce présidentielle. Un associé de l’agent en question a informé le FBI de l’affaire. Giuliani nie toute implication.

Il y a les Clinton…

Le fait que des personnes de l’entourage d’un président tentent de monnayer des grâces n’est pas neuf. Bill Clinton a gracié pas moins de 170 personnes dans les derniers jours de sa présidence. Certaines d’entre elles avaient versé des centaines de milliers de dollars à la famille Clinton et/ou à leurs associés.

Mais Bill Clinton a principalement gracié des personnes qui avaient fait l’objet d’un examen approfondi de la part du ministère de la Justice, qui avait d’abord examiné des milliers de ces demandes de pardon.

Donald Trump, sur les conseils de son beau-fils Jared Kushner, aurait mis au point un système qui contourne cette procédure. Le père de Kushner, Charles, a déjà été gracié par Trump l’année dernière.

Un pardon pour Bannon?

De son côté, Politico écrit que Donald Trump envisagerait de gracier son ancien conseiller, Steve Bannon. Ce dernier doit comparaître devant un tribunal en mai prochain pour avoir possiblement empoché de l’argent destiné à financer la construction d’une section du mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Rien ne prouve à ce stade que Donald Trump lui-même ait accepté de l’argent en échange de grâces présidentielles.

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