Le vaccin de Pfizer/BioNTech rencontre déjà des problèmes d’approvisionnement

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Le géant pharmaceutique Pfizer ne pourra livrer que la moitié des doses de vaccin prévues en 2020, soit ‘seulement’ 50 millions, suite à des problèmes dans sa chaîne d’approvisionnement. Ce vaccin, développé en partenariat avec BioNTech, est pour le moment le seul à bénéficier d’une autorisation, en l’occurrence des autorités sanitaires britanniques.

Alors que Pfizer tablait sur la livraison de 100 millions de doses de son vaccin contre le coronavirus d’ici la fin du mois de décembre, l’entreprise pharmaceutique ne pourra finalement en fournir que 50 millions, rapporte le Wall Street Journal. De quoi tout de même vraisemblablement lancer la vaccination de 50 millions de personnes car bien que deux doses soient nécessaires, les injections se font à plusieurs semaines d’intervalle.

Conséquence immédiate de cette annonce, le titre Pfizer a clôturé dans le rouge jeudi, en baisse de 1,74%, et perdait près de 3% lors des échanges d’après clôture.

Défi logistique

Alors que bon nombre de pays se préparent à lancer des campagnes de vaccination massive au cours des prochaines semaines, le défi logistique posé par la fabrication et la distribution d’une telle quantité de vaccins – dont les conditions de conservation sont de surcroit très contraignantes – promettait d’être complexe. Et cela se confirme aujourd’hui.

Pfizer doit ainsi faire face à des difficultés dans l’approvisionnement en matières premières qui ‘a pris plus de temps que prévu’, a déclaré un porte-parole de l’entreprise pharmaceutique. Selon le Wall Street Journal, certains composants ne répondaient pas aux normes de qualité exigées par le laboratoire.

Ces problèmes d’approvisionnement ne compromettent toutefois pas les livraisons de Pfizer à plus long terme. L’entreprise prévoit toujours de fournir plus d’un milliard de doses au cours de l’année prochaine.

Autorisations

Plus tôt dans la semaine, le vaccin développé par Pfizer et l’allemand BioNTech a été le premier à bénéficier d’une autorisation de la part d’une autorité sanitaire, en l’occurrence britannique. Le Royaume-Uni compte lancer sa campagne de vaccination dès la semaine prochaine.

La Food and Drug Administration américaine (FDA) et l’Agence européenne du médicament (EMA) doivent communiquer leur décision prochainement, dans les prochains jours pour la première et avant le 29 décembre pour la seconde.

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