Principaux renseignements
- Le Premier ministre hongrois Péter Magyar se rendra à Bruxelles la semaine prochaine pour négocier le déblocage de 10,4 milliards d’euros de fonds européens suspendus.
- La Hongrie met en œuvre des « super-étapes » pour rétablir les normes de l’État de droit et lutter contre la corruption.
- Budapest sollicite 16 milliards d’euros de prêts à la défense afin d’aligner les besoins de l’industrie nationale sur les obligations de l’OTAN.
Le Premier ministre hongrois Péter Magyar se rendra à Bruxelles la semaine prochaine pour négocier avec la Commission européenne le déblocage de milliards d’euros de fonds européens suspendus. La ministre hongroise des Affaires étrangères, Anita Orbán, a confirmé ce déplacement lors d’une interview donnée au sommet GLOBSEC à Prague. Selon elle, des discussions techniques entre experts ont déjà eu lieu ces derniers jours.
Fonds de relance
L’objectif principal du nouveau gouvernement est de garantir la mise en place d’un plan de relance et de résilience d’un montant de 10,4 milliards d’euros. Ces fonds avaient auparavant été bloqués en raison d’infractions juridiques commises au cours des seize années de mandat du gouvernement précédent. Étant donné que le gouvernement actuel doit officiellement demander ces fonds au plus tard le 31 août afin de permettre à la Commission de traiter les paiements avant la fin de l’année, cela est devenu une priorité urgente.
« Super-étapes »
Afin de se conformer aux exigences de l’UE, la ministre des Affaires étrangères a déclaré que la Hongrie mettait en œuvre des « super-étapes ». Il s’agit notamment de rétablir les normes de l’État de droit et de garantir des dépenses transparentes et exemptes de corruption. Elle a fait remarquer que ces réformes s’inscrivent à la fois dans le programme actuel du gouvernement et dans le mandat que les électeurs lui ont confié. La ministre a par ailleurs annoncé que le gouvernement cherchera à récupérer les fonds publics détournés par le biais de procédures judiciaires à venir.
Prêts à la défense et objectifs stratégiques
Outre le fonds de relance, Budapest prévoit de présenter une proposition visant à obtenir, par le biais du programme SAFE, un accès à 16 milliards d’euros de prêts destinés à la défense. La demande précédente ayant été rejetée, le gouvernement a l’intention d’en rédiger une nouvelle version. Celle-ci devra trouver un équilibre entre les besoins de l’industrie nationale de la défense et les obligations envers l’OTAN.
En matière de relations internationales, la ministre a souligné que l’Ukraine devait régler le statut de la minorité hongroise avant d’aborder la question d’une éventuelle adhésion à l’UE. Dans le domaine de l’énergie, elle a exprimé le souhait de réduire la dépendance vis-à-vis de la Russie en développant un mix énergétique durable et abordable qui offre à la Hongrie une plus grande autonomie stratégique.
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