Principaux renseignements
- Revolut vise une introduction en bourse dans deux ans et prévoit de tirer parti de ventes secondaires d’actions d’ici là.
- La valorisation de 75 milliards de dollars (64 milliards d’euros) de cette entreprise de fintech alimente son expansion internationale, notamment sa pénétration du marché américain.
- Revolut prévoit d’obtenir une licence bancaire américaine dans le courant de l’année prochaine.
Nik Storonsky, PDG de Revolut, a dévoilé ses projets pour l’avenir de l’entreprise lors d’un épisode de l’émission « The David Rubenstein Show ». Il a précisé qu’une introduction en bourse (IPO) n’était pas prévue avant au moins deux ans. Il a souligné l’importance de renforcer la confiance, un facteur qui, selon lui, prend encore plus d’importance lorsqu’une entreprise entre en bourse.
Ventes d’actions secondaires
La déclaration de Storonsky met effectivement fin aux spéculations concernant une introduction en bourse imminente ou le maintien de Revolut dans le secteur privé pour une durée indéterminée. L’entreprise procédera probablement à d’autres ventes d’actions secondaires avant son introduction en bourse. Ces transactions, qui ont généralement lieu tous les un à deux ans, profitent aux premiers investisseurs et aux employés en leur apportant des liquidités, tout en permettant à Revolut de prolonger son statut d’entreprise privée. Les opérations secondaires passées ont considérablement renforcé la valorisation de Revolut.
Marché américain
En novembre, une transaction secondaire a valorisé la société de fintech à 75 milliards de dollars, soit une hausse considérable par rapport à la valorisation de 45 milliards de dollars de l’année précédente. Cette croissance impressionnante a alimenté la stratégie d’expansion internationale de Revolut.
La société a récemment déposé une demande de licence bancaire aux États-Unis et a nommé Cetin Duransoy, un ancien cadre de Visa, pour superviser ses opérations américaines. Bien que Revolut serve des clients américains depuis 2020 grâce à des partenariats avec des banques locales, l’obtention d’une licence bancaire américaine lui permettrait d’accéder directement aux systèmes de paiement de la Réserve fédérale et de proposer des produits tels que des prêts personnels et des cartes de crédit.
Storonsky prévoit que le processus d’octroi de licence pourrait prendre jusqu’à un an, mais s’est montré optimiste quant à la possibilité d’atteindre l’objectif de quatre mois grâce à un environnement réglementaire favorable, aux licences bancaires existantes de Revolut dans d’autres régions et à l’obtention récente de sa licence bancaire au Royaume-Uni.
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