Principaux renseignements
- Le président Volodymyr Zelensky s’est servi de Roman Abramovich comme canal secret pour envoyer un message à Vladimir Poutine.
- L’Ukraine refuse de céder la région du Donbass à la Russie.
- Les pourparlers de paix nécessitent un cessez-le-feu total avant tout compromis territorial.
Le président Volodymyr Zelensky a reconnu avoir récemment reçu le magnat russe Roman Abramovich à Kiev. Cette rencontre a servi de canal discret pour transmettre un message ferme à Vladimir Poutine : l’Ukraine refuse de céder la région du Donbass.
Cette annonce fait suite aux déclarations du président russe, qui a indiqué qu’un homme d’affaires l’avait informé d’une invitation de Zelensky à se rendre en Ukraine. Poutine avait publiquement rejeté cette suggestion, arguant que les négociations étaient inutiles alors que son armée poursuivait son offensive.
Rôle de médiateur
S’adressant à Sky News, Zelensky a précisé que, bien que la rencontre n’ait pas été secrète, Abramovitch avait d’abord demandé que son rôle d’intermédiaire reste confidentiel. Le voyage du milliardaire dans la capitale visait à évaluer les conditions dans lesquelles l’Ukraine pourrait entamer des négociations de paix.
Donbass
Zelensky a souligné que le cœur de son message concernait le Donbass, affirmant clairement que l’Ukraine n’abandonnerait pas son propre territoire. Il a insisté sur le fait que la Russie n’obtiendrait pas la victoire par la cession de ces territoires. Alors que Poutine soutient que la paix exige que l’Ukraine cède les régions de Louhansk et de Donetsk, Zelensky a affirmé que toute discussion concernant des compromis ne pourrait avoir lieu qu’après un cessez-le-feu total.
Perspectives pour la diplomatie future
Le président ukrainien a également précisé que toute négociation sur d’éventuels compromis dépendait d’un cessez-le-feu total. Il s’est également montré ouvert à une rencontre directe avec Poutine dans un lieu neutre et a proposé de faire appel aux chefs d’État européens ou au président américain Donald Trump en tant que médiateurs.
Abramovich, l’ancien propriétaire du Chelsea FC actuellement soumis à des sanctions occidentales, avait auparavant joué un rôle d’intermédiaire clé lors des efforts diplomatiques infructueux qui ont suivi le début de l’invasion de 2022.
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