Principaux renseignements
- Goldman Sachs prévoit que la Réserve fédérale ne baissera pas ses taux d’intérêt cette année.
- Les données solides sur l’emploi renforcent la probabilité de hausses de taux potentielles.
- L’inflation sous-jacente doit atteindre l’objectif de 2 pour cent avant que des baisses ne deviennent envisageables.
Après un rapport sur l’emploi américain de mai étonnamment solide, Goldman Sachs a revu ses prévisions et prévoit désormais que la Réserve fédérale renoncera à toute baisse des taux d’intérêt tout au long de l’année. Le calendrier actualisé de la banque repousse les deux dernières baisses d’un quart de point, initialement prévues pour début 2027, aux mois de juin et décembre de cette année-là.
Probabilité de hausse des taux
David Mericle, économiste en chef pour les États-Unis, a attribué ce changement à la persistance du marché du travail américain. Bien que ce ne soit pas actuellement la principale prévision, la banque a porté la probabilité de légères hausses de taux à 20 pour cent, doublant ainsi son estimation précédente.
Goldman a noté que la vigueur actuelle de l’économie rend une hausse potentielle moins risquée, car la stabilité de l’emploi et de l’activité générale réduit la probabilité qu’une telle mesure porte gravement atteinte à l’économie.
Objectifs d’inflation
Selon la banque, la Réserve fédérale devrait reporter les baisses de taux jusqu’à ce que plusieurs facteurs de volatilité se stabilisent. Il s’agit notamment des pressions exercées par les prix du pétrole liées au conflit en Iran, des perturbations causées par les droits de douane et du ralentissement potentiel de la demande en matière d’intelligence artificielle.
De plus, la banque estime que l’inflation PCE sous-jacente doit se rapprocher de l’objectif de 2 pour cent avant que des baisses ne soient envisageables. Malgré ces projections, Goldman reste peu confiant dans ce scénario spécifique pour 2027, ramenant la probabilité de ce résultat de 40 pour cent à 30 pour cent.
Données sur l’emploi
La position prudente reflète les opinions d’autres institutions, telles que Nomura, qui a récemment prédit que les taux resteraient inchangés jusqu’en 2026. Le catalyseur de ces révisions a été la publication des chiffres de l’emploi en mai, qui ont révélé la création de 172 000 nouveaux emplois non agricoles — dépassant largement les 80 000 à 85 000 prévus par les analystes. Dans le même temps, le taux de chômage est resté stable à 4,3 pour cent. Le taux d’intérêt de référence est maintenu entre 3,50 pour cent et 3,75 pour cent depuis une baisse de 0,75 pour cent intervenue fin 2025.
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