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Le FMI met en garde contre une bombe à retardement de 17.000 milliards d’euros

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Économie

18/10/2019 | Audrey Duperron | 4 min de lecture

EPA-EFE/KIMIMASA MAYAMA

Le FMI sonne l’alarme : l’environnement de faibles taux d’intérêt a incité de nombreuses entreprises à s’endetter bien au-delà de leur capacité de remboursement. Dans sa mise à jour semestrielle sur l’état des marchés financiers mondiaux, l’Institution affirme que cette dette à risque s’élèverait à 19 000 milliards de dollars (environ 17 000 milliards d’euros). 

Ce montant correspond aux emprunts que les entreprises de 8 puissances économiques (les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Espagne) ne pourraient pas rembourser dans l’hypothèse d’une récession deux fois moins grave que la crise financière de 2008. Cela équivaut à près de 40 % de la totalité des prêts contractés par les entreprises de ces pays. 

Des taux d’intérêt irrésistibles

Le rapport explique que la politique monétaire accommodante menée par de nombreuses banques centrales, qui a eu pour effet de baisser les taux d’intérêt, a incité les entreprises à s’endetter davantage, parfois au-delà de leur capacité de remboursement. 

Le monde entier est donc assis sur une montagne de dettes, une véritable bombe à retardement qui vulnérabilise le système financier global. 

Selon l’Institution, les taux d’intérêt faibles ont aussi encouragé les investisseurs à prendre plus de risques dans leurs décisions d’investissement. Dans certains pays (comme l’Allemagne), les taux d’intérêt sont négatifs, et désormais, l’encours des obligations souveraines et obligations de sociétés à rendement négatif atteint 15.000 milliards $ (environ 13.500 milliards d’euros).

Des bulles et des risques

Les actifs boursiers sont surévalués aux Etats-Unis et au Japon, tandis que les spreads de taux (les écarts entre les différents taux des obligations, qui traduisent la prime de risque associée aux obligations) sont bien trop faibles. 

En outre, des institutions financières non bancaires (compagnies d’assurance, fonds de pension), ont aussi commencé à prendre plus de risques au cours des 6 derniers mois. Désormais, des caisses de retraite investissent dans des classes d’actifs plus risquées, comme les actions et l’immobilier. Ces institutions, qui agissent traditionnellement comme des stabilisateurs des marchés en raison de leurs investissements habituellement stables, ne pourront plus jouer ce rôle en cas de crise. Au contraire, elles amplifieraient un éventuel krach boursier. 

Un risque de krach

Un choc pourrait déclencher une correction brutale, expliquent Tobias Adrian et Fabio Natalucci, les deux auteurs du rapport. Le durcissement de la réglementation bancaire depuis la crise financière n’y changera rien : les risques se sont déplacés ailleurs. Le FMI exhorte donc les dirigeants à ne pas renouveler l’erreur des années 2000, et à ne pas ignorer ces signaux inquiétants. Ils doivent en particulier mettre fin aux politiques fiscales incitant les entreprises à souscrire des crédits. 


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