La progression de ces 4 villes chinoises deviendra insurpassable dans les 15 prochaines années

Une vue de la ville de Shaghai, en Chine
(Imaginechina via AP Images)

D’ici 15 ans, 4 des 10 villes mondiales les plus importantes seront situées en Chine, montre une étude d’Oxford Economics.

Malgré le fait que ces villes rattrapent rapidement les métropoles européennes et américaines, seule Shanghai sera l’un des leaders mondiaux absolus en 2035.

L’étude montre qu’au cours des 15 prochaines années, les villes chinoises se hisseront de plus en plus haut dans le classement des villes ayant le PIB le plus élevé.

Le PIB mesure la production totale de biens et de services, en l’occurence, d’une ville, en termes monétaires. De plus en plus d’économistes s’interrogent sur ce type de calcul. Ils considèrent également que le PIB n’est pas suffisant pour saisir des phénomènes importants de la société moderne, tels que l’impact du changement climatique, les inégalités et les effets secondaires de la transition numérique.

Les quatre premières villes du classement resteront inaccessibles sur les 15 prochaines années car New York, Tokyo, Los Angeles et Londres auront encore en 2035 le PIB le plus élevé. Tout cela grâce à un taux de croissance moyen de 2 % par an en moyenne, à l’exception de Tokyo (+0,6 %).

4 villes chinoises dans le top 10

Shanghai passera de la onzième à la cinquième place d’ici 15 ans, grâce à un taux de croissance annuel de 4,8 %.

Pékin suit ensuite en sixième position (aujourd’hui, elle occupe la 13e place), Guangzhou arrive en septième position (19e aujourd’hui) et Shenzhen en dixième position (20e aujourd’hui). Le PIB de ves 4 villes chinoises devrait croître à un taux moyen de 5 % par an. L’étude mentionne également Ho Chi Minh Ville (Vietnam) et Phnom Penh (Cambodge) comme des villes à prendre en compte au cours des 15 prochaines années.

L’essor des villes chinoises a évidemment des conséquences pour d’autres métropoles. Par exemple, Paris et Chicago perdront deux places, tandis qu’Osaka, San Francisco, Dallas et Washington disparaîtront complètement du top 10, tout en conservant leur place dans le top 16.

2 villes sur 3 connaîtront une croissance plus lente dans les années à venir

L’étude montre également que 586 villes parmi les 900 premières connaîtront un ralentissement de la croissance au cours des deux prochaines années en raison de la chute du commerce mondial. Ce sera particulièrement le cas pour les villes dépendantes du secteur manufacturier. Barcelone (Espagne) et Taipei (Taïwan), où l’industrie manufacturière représente respectivement 19 % et 23 % du PIB, en sont deux exemples.

Le ralentissement de l’économie mondiale a également un impact direct sur la demande de services, comme le tourisme. Dans le top 10 des plus grandes villes, seule Londres connaîtrait une croissance de 2,1 % entre 2020 et 2021, contre 1,5 % entre 2018 et 2019.

Peu d’espoir pour l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient et l’Afrique

Les économistes d’Oxford Economics ont peu d’espoir pour les villes d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Des problèmes politiques et autres, tels que leur dépendance à l’égard des marchés des produits de base et du pétrole, continueront de provoquer une croissance inférieure aux normes au cours des 15 prochaines années, comme le montre le graphique ci-dessous.