La pollution et le groupe sanguin influencent-ils vraiment la propagation du coronavirus?

Image d’illustration (Isopix)

Les particules fines qui forment la pollution des grandes villes aideraient le virus à survivre dans l’air plus longtemps et donc à mieux se propager. Tandis que le groupe sanguin pourrait avoir un impact sur les chances ou non de contracter la maladie. C’est ce qu’expliquent deux études intéressantes, mais qui doivent encore être revérifiées.

Le Covid-19 est un virus très récent. Il est apparu en Chine fin 2019. Mais il a depuis parcouru la Terre entière et a plongé le monde dans une crise sanitaire et économique. Les scientifiques de toutes les nations cherchent donc maintenant à en savoir plus sur ce virus. Deux études récentes pourraient permettre d’en connaître davantage sur sa propagation.

Effets de la pollution

Selon une étude publiée dans la revue New England Journal of Medecine, le Covid-19 pourrait survivre plus longtemps dans l’air quand celui-ci est chargé en particules fines. Les universités italiennes de Bologne et de Bari avaient déjà soulevé l’hypothèse. Et les Anglais semblent la confirmer. De nombreuses études par le passé avaient déjà démontré que certains virus pouvaient s’accrocher aux particules fines.

Ces virus peuvent de cette manière rester en suspension dans l’air pendant plusieurs jours et voyager sur une longue distance. Mais si cela a été vérifié pour la rougeole et la grippe aviaire, encore faut-il le confirmer pour le coronavirus.

Les chercheurs se sont donc penchés sur le cas de la plaine du Pô, une région italienne fortement touchée par la maladie. Ils ont cherché une corrélation entre la propagation de la maladie et le niveau de particules fines. La zone étant fortement industrialisée, les limites de concentration de microparticules sont largement dépassées. Pour les chercheurs, il n’y a aucun doute que la pollution est un des facteurs qui a entraîné une contamination de la population beaucoup plus importante dans cette région que dans d’autres parties du pays.

Une étude qu’il faudra cependant vérifier avec les données d’autres régions pour être sûr que ce n’est pas un autre facteur, encore inconnu, qui provoque une telle propagation de la maladie en Italie.

Les groupes sanguins

Une autre étude, un peu plus contestée, affirme qu’il existe un lien entre le groupe sanguin d’une personne et ses chances de contracter le virus. En Chine, des chercheurs ont compilé plusieurs statistiques sur le groupe sanguin des personnes contaminées. Ils les ont ensuite comparées avec la présence de ces groupes sanguins dans la population.

Résultats: les groupes O auraient 33% de risque en moins d’être contaminés. Les groupes A seraient par contre les plus vulnérables avec 20% de ‘chances’ en plus de tomber malade du Covid-19. Pour les chercheurs, tout serait une question d’anticorps. Les O positifs et négatifs produisent plus d’anticorps que les autres. Ils combattraient ainsi plus activement le coronavirus que les anticorps des groupes sanguins A. Cette observation a déjà été faite pour le SRAS en 2002 et 2003.

Toutefois, cette étude n’en est qu’à ses préliminaires. Elle doit encore être validée par d’autres scientifiques. Il faut notamment vérifier que ce ne soit tout simplement pas un hasard si les groupes O sont moins touchés dans l’étude chinoise.

Lire aussi: