La panne de Facebook va avoir un effet domino sur le Nasdaq: correction boursière en approche

Suite à la très longue panne dont ont souffert les réseaux sociaux de Facebook (Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp), l’entreprise a vu son action chuter brusquement. Un phénomène qui pourrait avoir un impact sur tout le Nasdaq, l’indice boursier principalement porté par les Big Tech.

Sur la journée de lundi, l’action de Facebook a perdu près de 5% (4,89%) en raison de la panne qui a touché ses réseaux sociaux. D’autres grandes sociétés technologiques ont baissé: -2,85% pour Amazon, -1,60% pour Netflix, -2,46% pour Apple, -2,11% pour Alphabet. Par rapport à leur pic de début septembre, Apple et Alphabet ont chuté de respectivement 11 et 8,4%.

L’indice Nasdaq Composite a logiquement été pris dans la bourrasque, perdant 2,4% en un jour. Par rapport à son niveau record du 7 septembre dernier, il a cédé environ 7,3%. Sur les sept dernières séances, l’indice composite a baissé six fois.

Pour l’instant, il ne s’agit pas d’une correction. Mais on n’en est plus très loin. Celle-ci se définit par une baisse d’au moins 10% et de maximum 20%, par rapport à un pic récent. Un actif est considéré comme faisant partie d’un marché baissier lorsqu’il baisse d’au moins 20% par rapport à son sommet.

Pour entrer en correction, le Nasdaq Composite doit clôturer à 13.836,90, selon les calculs de Dow Jones Market Data. Lundi soir, il a clôturé à 14.255,48.

Or, Facebook s’apprête à vivre encore plusieurs journées difficiles. De nouvelles lourdes pertes risquent bien de mener le Nasdaq vers une correction. Ce mardi, une ex-employée témoignera devant le Congrès. Elle expliquera comment son ancien employeur fait sciemment passer le profit avant la lutte contre la désinformation et les discours haineux. Documents internes à l’entreprise à l’appui. C’est d’ailleurs elle qui avait déjà livré au Wall Street Journal le mois dernier des documents prouvant que Facebook est tout à fait conscient de la toxicité de ses réseaux sociaux pour les adolescents, et en particulier pour les jeunes filles.

Le S&P 500 et le Dow Jones pas beaucoup mieux lotis

Comme le note Marketwatch.com, le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500, les deux autres indices boursiers les plus suivis aux États-Unis, sont également en méforme. Ils ont chacun clôturé en légère baisse lundi. Le premier a perdu 4,6% depuis son sommet du 16 août dernier. Le second 5,2% depuis son record du 2 septembre.

Cette inquiétude des investisseurs s’explique notamment par les négociations tendues de ces derniers jours à Washington D.C. Joe Biden a dû faire signer en urgence un projet de loi qui prolonge le budget actuel, en vue d’éviter un shutdown. Mais il s’agit d’une solution temporaire. L’ombre du shutodwn risque de resurgir début décembre si les démocrates et les républicains ne s’accordent pas sur un nouveau projet de loi d’ici là.

Les Etats-Unis font face à un défaut de paiement historique si le Congrès ne relève pas le plafond de la dette rapidement. Un tel événement jetterait l’ensemble du monde financier dans l’inconnue. Dans le même temps, les démocrates se livrent à une guerre intestine autour du vaste plan d’investissements dans les infrastructures et du gigantesque plan de réformes sociales proposés par Joe Biden.

De plus, les investisseurs craignent une inflation potentiellement incontrôlée et des réponses de la Réserve fédérale à une économie en surchauffe. Récemment, les prix du pétrole brut et du gaz naturel ont atteint des sommets.

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