La guerre en Ukraine change la donne: la France songe à repousser in extremis la fermeture d’une de ses deux dernières centrales à charbon

Actuellement, la France n’a plus que deux centrales à charbon en activité, représentant 1% de son mix énergétique. L’une en Loire-Atlantique, l’autre en Moselle. Cette dernière est censée fermer la semaine prochaine. Mais la guerre en Ukraine a rebattu les cartes.

Normalement, la centrale à charbon de Saint-Avold, en Moselle, doit cesser ses activités au 31 mars prochain. Mais le gouvernement français pourrait repousser cette fermeture en dernière minute, croit savoir Europe 1. En cause: la guerre en Ukraine et la flambée des prix de l’électricité qui l’accompagne.

« Avec la guerre en Ukraine, nous sommes dans une nouvelle configuration, nous prendrons la décision dans les prochains jours », a confirmé une source issue du ministère de la Transition écologique, dirigé par Barbara Pompili.

Le gouvernement prendra sa décision sur base de deux rapports. Les conclusions de l’audit commandé à EDF sur la disponibilité de son parc nucléaire pour l’hiver prochain, d’une part. Les différents scénarios planifiés par le gestionnaire du réseau électrique RTE pour cette même période, de l’autre.

Deux centrales à charbon qui tournent à plein régime

Depuis quelques mois, la centrale de Saint-Avold tourne à plein régime. Une décision prise pour faire face à l’arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires (en raison de problèmes de corrosion) et ainsi sécuriser l’approvisionnement en électricité de l’Hexagone. Sur les 56 réacteurs que compte la France, 15 sont à l’arrêt pour l’instant.

L’autre centrale à charbon de la France, à Cordemais (Loire-Atlantique), tourne également à pleine capacité depuis quelques mois. Prévue pour cette année, sa fermeture avait été reportée à 2024 l’été dernier. En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant assuré que les deux centrales à charbon du pays seraient fermées d’ici la fin de son mandat.

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