Principaux renseignements
- Bombardier a revu à la hausse ses prévisions de flux de trésorerie disponible pour 2026, les portant à plus de 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros).
- Des relations commerciales plus stables avec les États-Unis et des acheteurs fortunés garantissent une demande soutenue.
- L’extension aux contrats de défense et aux prestations de services contribue à la poursuite de la croissance du chiffre d’affaires.
Porté par la demande soutenue de jets privés, Bombardier a revu à la hausse ses prévisions de flux de trésorerie disponible pour 2026. L’entreprise aérospatiale canadienne table désormais sur un montant supérieur à 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), contre une estimation précédente de plus d’un milliard de dollars (890 millions d’euros).
Ces perspectives optimistes découlent du fait que l’entreprise constate une diminution de la volatilité commerciale avec les États-Unis. Le PDG Eric Martel a fait remarquer que les risques actuels liés aux relations commerciales avec les États-Unis sont nettement inférieurs à ceux des dix-huit à vingt-quatre derniers mois.
Volatilité commerciale s’atténue
L’entreprise a déjà traversé une période d’instabilité due aux différends commerciaux avec l’administration Trump. Une interdiction des avions Bombardier sur le marché américain pesait notamment sur elle. Cette menace a finalement été levée, en partie grâce à la présence industrielle de l’entreprise au Kansas.
Parallèlement à ces changements, l’entreprise étudie la possibilité d’augmenter sa production. Bien que certains segments de la chaîne d’approvisionnement se soient remis des perturbations mondiales antérieures, Martel a averti que certains goulots d’étranglement restaient variables.
Nouvelle demande émanant des secteurs de la technologie et de la défense
La résilience du marché repose en grande partie sur les investisseurs fortunés du secteur technologique. Ceux-ci continuent de stimuler la demande en matière de copropriété et de services d’affrètement, malgré le coût élevé du carburant et les troubles politiques mondiaux.
De plus, le constructeur basé à Montréal a tiré profit de l’augmentation des dépenses militaires en Europe et au Canada, notamment grâce à sa collaboration avec Saab pour la production d’avions Global spécialisés. Martel prévoit qu’à l’avenir, une part plus importante des avions sera livrée à des organismes de défense et à des entreprises gérant des flottes aériennes.
De solides performances financières
Les derniers résultats financiers soulignent cette croissance. Au troisième trimestre, le flux de trésorerie disponible a augmenté de 20 pour cent par rapport à la même période de l’année précédente, pour atteindre 183 millions de dollars (162 millions d’euros), dépassant ainsi les attentes du marché. Malgré la livraison de 33 avions – soit un de moins que l’année précédente –, le chiffre d’affaires total a augmenté de 3 pour cent, pour atteindre 2,37 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros).
Le chiffre d’affaires des services progresse de 19 pour cent
Cette progression a été soutenue par une hausse significative de 19 pour cent du chiffre d’affaires des services, qui a atteint 701 millions de dollars (624 millions d’euros).
Le bénéfice par action ajusté s’est élevé à 1,72 dollar, un chiffre proche des prévisions des analystes, qui tablaient sur 1,73 dollar. Bombardier a par ailleurs maintenu son objectif de livrer plus de 157 avions cette année. (lv)
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