Une enquête révèle qu’une grande majorité des citoyens de l’UE est favorable à une transition énergétique plus rapide


Principaux renseignements

  • La plupart des citoyens de l’UE souhaitent une transition plus rapide vers les transports électrifiés et les énergies renouvelables.
  • L’énergie solaire et l’énergie éolienne sont préférées à l’énergie nucléaire.
  • Les investissements massifs dans les énergies renouvelables s’accompagnent d’une hausse des coûts énergétiques, malgré les objectifs stratégiques.

Une récente étude de la Banque européenne d’investissement (BEI), publiée en exclusivité par Reuters, révèle que la plupart des citoyens de l’Union européenne sont favorables à une transition plus rapide vers les transports électrifiés et les énergies renouvelables. Ils souhaitent par ailleurs que les combustibles fossiles soient progressivement supprimés.

Préférences du public en faveur de l’énergie verte

Les données recueillies auprès de 23 000 participants révèlent un fort consensus : 87 pour cent estiment que les gouvernements nationaux doivent donner la priorité à cette transition énergétique. Parmi les différentes options à faible émission de carbone, c’est l’énergie solaire qui remporte le plus de suffrages : 52 pour cent la citent comme première priorité, suivie par l’énergie éolienne avec 37 pour cent.

L’énergie nucléaire a en revanche reçu un soutien nettement moindre : seuls 19 pour cent des personnes interrogées la considèrent comme une priorité absolue.

Transition énergétique n’entraîne pas partout baisse des coûts énergétiques

Nadia Calviño, présidente du Groupe BEI, a déclaré que la transition énergétique n’était pas seulement une nécessité écologique, mais aussi un choix économique stratégique. Selon elle, celle-ci peut permettre de réduire les coûts énergétiques pour les consommateurs et les entreprises, en particulier dans un contexte politique international instable.

Cette affirmation contraste toutefois avec les données historiques relatives aux dix années qui ont suivi l’Accord de Paris. Celles-ci montrent que les pays de l’UE qui ont le plus investi dans les véhicules électriques et les énergies renouvelables ont justement connu les hausses les plus fortes des coûts énergétiques. Les pays qui ont reporté la transition énergétique ont quant à eux réussi à maintenir leurs prix à un niveau plus stable.

Risques géopolitiques

Les tensions géopolitiques actuelles entre l’Iran, Israël et les États-Unis ont une nouvelle fois mis en évidence les risques liés à la dépendance vis-à-vis des importations énergétiques étrangères. Cela renforce les arguments en faveur d’une production énergétique nationale, tant par le biais des énergies renouvelables que des réserves locales de combustibles fossiles.

Coût de l’énergie verte est remis en question

Les partisans affirment que l’énergie solaire et éolienne sont désormais moins chères que le gaz. Les opposants estiment toutefois que ces chiffres sont trompeurs. Selon eux, les calculs des « coûts nivelés » ne tiennent souvent pas compte des coûts cachés liés à la garantie d’un approvisionnement électrique fiable. Ces coûts augmentent lorsque les conditions météorologiques limitent la production d’énergie éolienne et solaire. (lv)

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