La cryptomonnaie Solana (SOL) affirme qu’une transaction sur son réseau consomme moins d’énergie que deux recherches sur Google

Un rapport des développeurs estime qu’une transaction Solana consomme également 24 fois moins d’énergie que la recharge d’un smartphone.

Les cryptomonnaies qui utilisent la preuve d’enjeu (proof-of-stake), une alternative plus écologique au système de minage du bitcoin (preuve de travail, proof-of-work), sont en plein essor. La valeur de Solana (SOL), par exemple, a augmenté de plus de 8.000% l’année dernière, selon les tableaux de CoinGecko. Avec la preuve d’enjeu, les investisseurs s’engagent à déposer des pièces pour devenir un « valideur » du réseau. Ils sont ensuite autorisés à approuver les transactions et donc à créer de nouvelles pièces.

Par rapport à la preuve de travail, qui récompense le mineur ayant la plus grande puissance de calcul, ce système est actuellement beaucoup plus écologique. Cependant, des voix s’élèvent dans le monde de la crypto, notamment celle de Jack Dorsey, le patron de Twitter et de Square, pour affirmer que la preuve de travail est désormais le moteur de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables, précisément parce qu’elle nécessite beaucoup d’énergie.

Néanmoins, les monnaies proof-of-stake, telles que Solana et Avalanche, semblent faire des percées significatives sur le marché. Ce mois-ci, par exemple, Solana a pu remplacer Cardano, une autre cryptomonnaie qui utilise les contrats intelligents et la preuve d’enjeu, dans le top 5 des plus grandes pièces numériques en valeur de marché.

Une transaction en bitcoin consomme autant qu’une famille américaine en six semaines

Jeudi, la fondation Solana a publié un rapport indiquant qu’une transaction en sur son réseau consommerait environ 0,00051 kilowattheure d’électricité. Selon Google, une recherche sur son réseau consomme environ 0,0003 kilowattheure. Une différence hallucinante par rapport aux 1.100 kilowattheures requis par une transaction en bitcoins. Cela suffirait à alimenter un foyer américain moyen pendant six semaines.

Exprimé en Joules, une recherche sur Google consommerait 1.080 Joules, une transaction Solana 1.837 Joules et une transaction Bitcoin … 6.995.592.000 Joules. De plus, Solana affirme que l’ensemble de son écosystème blockchain consommerait quelque 3.186.000 kilowattheures par an, soit la consommation électrique annuelle moyenne de 986 ménages américains. Le bitcoin validerait 20 millions de transactions par an, ce qui porte le chiffre total de cette consommation d’énergie à des niveaux véritablement astronomiques.

Autre point intéressant : le rapport de Solana a été produit par Robert Murphy, qui a été engagé par la société de cryptomonnaie pour montrer l’impact de la monnaie sur le climat. M. Murphy est un ancien spécialiste de l’énergie à la Banque mondiale.

Devenir un validateur Solana reste une affaire coûteuse

Quelques mises en garde : le réseau Solana est moins décentralisé que celui de Bitcoin et d’Ethereum. Il n’y aurait que 1.196 validateurs (nœuds du système) sur le réseau qui traiterait également environ 20 millions de transactions par an. Bitcoin compte plus de 13.000 nœuds et Ethereum entre 3.000 et 9.000.

Mais combien de jetons SOL exactement un investisseur doit-il déployer pour devenir un valideur ? « Pour participer au système de consensus, il faut disposer d’un compte avec une réserve de 0,02685864 SOL (un peu moins de 5 euros, ndlr). Le vote nécessite également l’envoi d’une transaction de vote pour chaque ‘bloc’ que le validateur vérifie, ce qui peut coûter jusqu’à 1,1 SOL par jour (201 euros, ndlr) », peut-on lire sur le site de Solana. Si vous voulez rejoindre la liste des validateurs du réseau Solana, vous devrez donc payer beaucoup d’argent.

Enfin, la Fondation Solana affirme dans le rapport qu’elle continuera à bricoler son réseau pour le rendre plus respectueux de l’environnement. L’une des façons d’y parvenir est d’acheter des compensations de CO2. La manière dont ils comptent y parvenir est actuellement inconnue.

Une pièce SOL coûtait 188,5 dollars vendredi. La monnaie s’est échangée plus de 7% de moins au cours des dernières 24 heures en raison de l’impact sur les marchés d’un nouveau variant du coronavirus, repéré en Afrique du Sud.

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