La Chine achève avec succès les essais en mer du « Fujian », son tout nouveau et plus grand porte-avions


Principaux renseignements

  • La Chine a mené à bien les essais du porte-avions Fujian. De nouveaux essais auront lieu dans le courant de l’année, après quoi il entrera en service fin 2026.
  • Les catapultes électromagnétiques permettent le lancement d’avions plus lourds et plus meurtriers.
  • L’intégration de drones furtifs et d’avions à réaction renforce les capacités de frappe coordonnée du navire.

Au terme de deux semaines d’exercices navals dans le Pacifique, le porte-avions chinois de dernière génération, le Fujian (CV-18), est de retour à sa base de Qingdao.

Tests tout au long de l’année 2026

Selon les experts militaires et les observateurs des sources ouvertes, cette mission s’inscrit dans le cadre d’une série d’essais plus large et de plus en plus intense qui se déroulera tout au long de l’année 2026. L’objectif principal, comme le soulignent les médias officiels chinois, est de s’assurer que le navire atteigne sa pleine capacité opérationnelle d’ici la fin de l’année.

Les mouvements récents du navire ont été suivis grâce à des photos satellites, qui ont localisé le porte-avions dans la mer de Bohai, près de Qinhuangdao, le 9 juin. Cela fait suite à des activités antérieures menées dans la même zone, où le Fujian a opéré avec des navires d’escorte afin d’améliorer la coordination et l’efficacité de son groupe de frappe.

Drones

Une avancée technique majeure a été constatée au cours de ces essais en mer : les premières opérations coordonnées entre l’escadre aérienne du porte-avions et les drones furtifs les plus avancés de la Marine de l’Armée populaire de libération.

Depuis sa mise en service en novembre 2025, les capacités du navire se sont accrues, son escadre de type 003 devant exploiter une combinaison d’avions furtifs J-35 et de chasseurs J-15T.

Mise en service

Selon des analystes interrogés par CCTV, 2026 est une année charnière pour la transition du porte-avions vers une pleine capacité opérationnelle. Cette transition dépend de la capacité de l’équipage à gérer de manière cohérente une flotte complète d’aéronefs et à maintenir des cycles réguliers de lancement et de récupération.

La stratégie prévoit une approche par étapes, commençant par la vérification de l’intégration du groupe de frappe avant de tenter des missions prolongées sur de longues distances.

Catapultes électromagnétiques

Le Fujian marque une évolution technologique pour la marine chinoise grâce à la mise en œuvre de catapultes électromagnétiques (EMALS) de fabrication nationale. Ce système remplace les rampes de type « saut à ski » utilisées par le Shandong et le Liaoning, permettant ainsi le décollage d’avions plus lourds, dotés de réserves de carburant et d’armement accrues.

D’une longueur d’environ 316 mètres et d’un déplacement compris entre 80 000 et 85 000 tonnes, ce navire constitue une puissante plaque tournante pour la guerre navale en réseau, utilisant des moyens spécialisés tels que l’avion de guerre électronique J-15DT pour neutraliser les réseaux de missiles et de radars adverses. (fc)

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