Principaux renseignements
- La marine chinoise aurait mené sa première opération conjointe impliquant le drone furtif GJ-21 et des avions de combat du porte-avions Fujian.
- Cet exercice visait à évaluer le fonctionnement coordonné de différentes plateformes dans le cadre de missions de surveillance et de défense aérienne.
- Le drone GJ-21 est conçu pour des missions de surveillance et d’attaque. La Chine pourrait l’utiliser contre Taïwan ou contre des cibles maritimes dans les eaux environnantes.
Des messages récents publiés sur les réseaux sociaux par des analystes chinois suggèrent que la marine chinoise a mené sa première opération conjointe avec le drone furtif GJ-21 et des avions de combat du porte-avions Fujian. Le GJ-21, une variante navale du GJ-11 Sharp Sword, serait le premier drone furtif opérationnel au monde à opérer à partir d’un porte-avions.
Missions de reconnaissance
Selon ces informations, le GJ-21 a volé aux côtés de chasseurs J-15T et de J-35, plus sophistiqués. Le drone a ainsi rempli des missions de reconnaissance en collaboration avec des avions d’alerte KJ-600. Cet exercice visait vraisemblablement à évaluer l’opération coordonnée de différentes plateformes au sein de divers groupes de combat, en mettant l’accent sur la surveillance et la défense aérienne.
Le Fujian et au moins un navire d’escorte ont récemment mené des exercices dans la mer de Bohai, près de Qinhuangdao. La Chine avait déjà choisi cette région pour tester le Fujian et ses avions dans des conditions réalistes, le tout dernier porte-avions chinois étant toujours en phase d’essais afin de valider ses capacités.
Essais de nouvelles technologies
L’un des aspects clés évalués est le nouveau système de catapultes électromagnétiques (EMALS) du Fujian, qui représente une avancée significative par rapport aux systèmes STOBAR utilisés sur les anciens porte-avions chinois. Cela permet à une gamme plus large d’appareils, y compris des chasseurs plus lourds et des avions d’alerte avancée, d’opérer à partir du porte-avions.
Les drones GJ-21 sont très maniables et autonomes, conçus à la fois pour des missions de surveillance et de frappe. Ils pourraient être déployés pour soutenir d’éventuelles opérations contre Taïwan ou des cibles navales dans les eaux environnantes. Les drones intègrent de nouveaux matériaux furtifs et des améliorations aérodynamiques par rapport au GJ-11 d’origine.
Possibilités de déploiement du GJ-21
Outre le Fujian, la marine chinoise peut également déployer le GJ-21 à partir de navires d’assaut amphibies de type 076. Des maquettes du drone ont été observées sur ces navires, qui peuvent chacun accueillir jusqu’à 19 GJ-21, ce qui pourrait alléger la pression opérationnelle sur les porte-avions lors de scénarios de combat.
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