La Belgique ne procédera pas à l’évacuation d’autres titulaires de visa de Gaza, malgré les critiques de l’opposition


Principaux renseignements

  • La Belgique ne lancera pas de nouvelles missions d’évacuation pour les titulaires de visa à Gaza.
  • Les contraintes israéliennes et l’instabilité sécuritaire rendent toute nouvelle opération de sauvetage irréalisable.
  • Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, maintient que les visas belges ne garantissent pas le droit à l’évacuation.

Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a récemment informé la Chambre des représentants que le gouvernement belge n’avait pas l’intention de lancer une nouvelle mission d’évacuation pour les titulaires de visas actuellement bloqués à Gaza. Tout en reconnaissant la gravité de la situation dans la région, Prévot a souligné que les contraintes imposées par Israël et l’instabilité de la situation sécuritaire rendaient une telle opération irréalisable.

Titulaires de visa en attente de départ

Environ 1 400 personnes titulaires d’un visa belge se trouvent toujours dans la bande de Gaza. Ce groupe se compose principalement de personnes en quête de regroupement familial, ainsi que de quelques chercheurs universitaires et étudiants. Malgré ces chiffres, Prévot a précisé que le fait de détenir un visa belge ne garantissait pas le droit d’être évacué du territoire.

Critique

Au cours de la séance, les députés Greet Daems, Meyrem Almaci et Khalil Aouasti ont fait part de leurs inquiétudes, suggérant que l’impasse politique au sein du gouvernement avait entravé les progrès sur cette question.

En réponse, le ministre a défendu le bilan de la Belgique, soulignant que le pays avait déjà aidé environ 1 000 personnes à quitter l’enclave depuis octobre 2023, ce qui en fait l’une des nations les plus proactives dans ce domaine.

Obstacles logistiques et sécuritaires

Concernant la possibilité de nouveaux sauvetages, Prévot a rejeté cette idée comme étant irréaliste, même avec la réouverture du point de passage de Kerem Shalom en mars. Il a expliqué que la charge logistique — y compris le transport via l’Égypte et la Jordanie — doit être gérée par des pays tiers. Il a souligné que la nature imprévisible du conflit et des facteurs échappant au contrôle du gouvernement rendent impossible l’organisation d’un départ à grande échelle.

En outre, le ministre a réfuté les allégations selon lesquelles le gouvernement aurait négligé d’inscrire les titulaires de visas sur les listes officielles de départ. Il a indiqué qu’un groupe de travail dédié explore différentes solutions depuis décembre 2025, bien que ces alternatives se soient avérées difficiles à mettre en œuvre.

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