Des avions de chasse russes ont « taquiné » une frégate néerlandaise pendant des heures en pleine mer Noire

Jeudi dernier, des avions de combat russes ont « créé des situations dangereuses » près d’une frégate de la marine néerlandaise en mer Noire. C’est ce que rapporte le ministère néerlandais de la Défense.

La frégate de commandement Evertsen se trouvait au sud-est de la Crimée lorsque des avions de chasse russes ont harcelé le navire à plusieurs reprises jeudi dernier entre 15h30 et 20h30 (heure locale). Selon le ministère de la Défense, les avions étaient armés de bombes et de missiles dits air-sol, destinés à tirer sur une cible depuis les airs.

« Ils ont volé dangereusement bas et proche du bateau et ont mené des attaques de feinte’, a déclaré la défense néerlandaise. « Après les heures d’intimidation, l’équipement électronique de l’Evertsen a également connu des perturbations. »

« Comportement irresponsable »

Le capitaine-lieutenant George Pastoor note qu’il naviguait en haute mer et dans les eaux internationales. « Il n’y avait aucune raison pour ces actions agressives », affirme Pastoor. « Malgré cela, les attaques de feinte se sont poursuivies pendant plusieurs heures. C’était un comportement irresponsable et dangereux en mer. »

Le ministre néerlandais Ank Bijleveld qualifie également le comportement de l’avion de combat russe d’ »irresponsable ». Il assure que l’Evertsen  » a parfaitement le droit » là-bas, en mer Noire. « Il n’y a aucune justification pour ce genre d’action agressive, qui augmente aussi inutilement le risque d’accident. Les Pays-Bas s’adresseront à la Russie à ce sujet. »

HMS Queen Elizabeth

La frégate néerlandaise fait partie du groupe aéronaval, dirigé par le porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth. L’Evertsen patrouille la mer Noire avec le défenseur britannique, qui a également été harcelé par des avions de guerre russes survolant mercredi dernier.

Selon Moscou, le navire britannique avait violé les frontières maritimes. Un bombardier russe SU-24 a ensuite largué des bombes contrefaites sur la trajectoire que le navire allait suivre. Un patrouilleur a également tiré des coups de sommation pour forcer le Defender à quitter les « eaux territoriales ».

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