Principaux renseignements
- Le président français Emmanuel Macron rejette l’idée de centres de rétention pour migrants dans des pays tiers, qu’il juge peu pratiques.
- Les nouvelles réformes de l’UE en matière de migration accélèrent les expulsions via des sites offshore controversés.
- L’Espagne s’oppose à ces centres en raison du gaspillage financier et des préoccupations éthiques qu’ils soulèvent.
Le président français Emmanuel Macron s’est prononcé vendredi contre la création de centres de rétention pour migrants dans des pays tiers. Lors de la clôture d’une réunion de deux jours de l’Union européenne à Bruxelles, le dirigeant français a émis des doutes quant à la faisabilité de telles structures. Il a également déclaré n’avoir encore jamais vu de centre de retour dans un pays tiers fonctionner avec succès.
Malgré ces réserves, il a souligné qu’il continuait à respecter la souveraineté des pays qui choisissent de mettre en place ces centres.
Réformes de la législation européenne en matière de migration
Ces remarques font suite à une décision récente du Parlement européen visant à réformer la législation en matière de migration. Les nouvelles mesures ont pour objectif d’accélérer la procédure d’expulsion et d’autoriser le recours à des centres de rétention situés en dehors de l’UE. Les opposants affirment que ces changements sont trop sévères et portent atteinte à la protection des demandeurs d’asile.
Dans son discours, Macron s’est également demandé si de tels centres étaient compatibles avec l’identité fondamentale de l’UE. Il a laissé entendre que ces méthodes pourraient être contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Europe.
Opposition espagnole
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a fait écho à ces sentiments. À l’issue du sommet, Sánchez a déclaré que l’Espagne rejetait également l’idée des centres de retour, tout en reconnaissant que la position de son pays n’était pas partagée par la majorité des États européens. Il a critiqué cette proposition, la qualifiant de détournement des ressources financières limitées. (ev) (at)
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