Principaux renseignements
- Jordan Bardella brigue la présidence française en 2027 afin de changer le cap de l’Union européenne.
- Les dirigeants de droite entendent faire passer la souveraineté nationale avant la bureaucratie centralisée de l’UE.
Jordan Bardella, le chef du Rassemblement national français et l’un des principaux candidats à la présidentielle de 2027, vient d’achever un voyage diplomatique de deux jours en Pologne.
Au cours de cette visite, il a rencontré plusieurs personnalités nationalistes et de droite afin de coordonner une stratégie politique commune en vue des prochaines élections présidentielles françaises et des élections législatives polonaises prévues cet automne. Bardella a fait part de son ambition de remporter la présidence, puis de changer le cap de l’Union européenne. Il a suggéré que la France et la Pologne, en tant que puissances européennes dominantes, pourraient réformer ensemble l’UE afin de faire passer les intérêts nationaux avant la bureaucratie centralisée.
Vision commune pour la réforme de l’UE
Lors d’une conférence de presse conjointe avec Jarosław Kaczyński, chef du parti Droit et Justice, Bardella a souligné les liens militaires et économiques solides qui unissent les deux pays.
Il a mis l’accent sur un front idéologique commun, notamment en ce qui concerne le rejet du « Green Deal » de l’UE et l’opposition à l’accord commercial avec le MERCOSUR. Bardella a déclaré que la Commission européenne devrait être au service des États membres plutôt que de leur imposer ses décisions. Il a également plaidé en faveur d’une réforme structurelle qui préserverait la structure de l’Union, tout en modifiant son fonctionnement fondamental.
Soutien mutuel face à l’opposition politique
Kaczyński s’est rallié à ces opinions et a déclaré qu’une victoire de Bardella constituerait un tournant pour le continent. Selon lui, la situation actuelle de l’UE porte atteinte à la souveraineté et à la liberté nationales, ce qui rend indispensable un changement à la tête de l’Union.
Kaczyński a comparé les combats menés par leurs partis respectifs et a fait remarquer que tous deux avaient dû faire face à une opposition farouche et à des attaques « brutales », soulignant que cette résilience commune les préparait à la difficile bataille politique qui les attend.
Sécurité des frontières et à la migration
La sécurité aux frontières a été au cœur de cette visite. Le candidat à la présidence française s’est rendu à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie et a visité le siège de Frontex à Varsovie. Il a qualifié l’immigration massive de menace existentielle pour la civilisation européenne et a salué les mesures strictes prises par la Pologne en matière de frontières, qu’il a présentées comme un exemple pour le reste du continent. Il a notamment condamné les tactiques migratoires « hybrides » de la Russie et de la Biélorussie, qu’il a qualifiées de tentatives visant à déstabiliser l’Europe de l’intérieur.
Accompagné de représentants du Mouvement national et de la Confédération, dont la députée européenne Anna Bryłka, Bardella a plaidé pour que Frontex soit habilitée à repousser de manière énergique les migrants en situation irrégulière. (ev) (at)
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