Dans quelle mesure le mini taxshift a-t-il un impact sur votre situation financière ?

En plus d’un accord sur la réduction des factures d’énergie, les partis du gouvernement fédéral ont convenu d’un mini taxshift. Mais qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Ce furent des jours très chargés pour la Vivaldi. Non seulement elle a dû trouver un accord sur la manière de faire baisser le prix de l’énergie, mais ses membres ont également dû accorder les violons sur un mini taxshift, un glissement des taxes.

« Certaines taxes vont augmenter et d’autres diminuer. C’est une bonne décision car cela garantit l’amélioration du pouvoir d’achat des personnes ayant un revenu faible ou moyen », a annoncé le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) lors d’une conférence de presse.

Réduction de la contribution sociale spéciale

Comme annoncé précédemment, la contribution sociale spéciale sera réduite. Ce montant sera réduit de 200 millions d’euros cette année. L’intention est de supprimer progressivement ce prélèvement.

  • Dans une première phase, les travailleurs célibataires gagnant jusqu’à 3.500 euros bruts par mois devront payer 100 euros de moins d’impôts par an.
  • Un couple légalement cohabitant ou marié recevra une réduction moyenne de 100 euros jusqu’à un revenu familial de 7.000 euros bruts.
  • Pour les cohabitants de fait, le rabais passe à 200 euros. Cela est dû au fait qu’ils doivent chacun soumettre une déclaration d’impôt distincte.

En octobre, le gouvernement affirmait encore que les personnes seules bénéficieraient d’une réduction de 50 euros par an et les familles de 150 euros. Selon les plans initiaux, les personnes à hauts revenus seraient également éligibles. Mais ce groupe est finalement abandonné, sur l’insistance des socialistes.

Augmentation de la prime de travail

Le gouvernement veut également augmenter la prime de travail. La limite supérieure sera portée à un salaire mensuel brut de 2.840,61 euros. Jusqu’à présent, la limite était de 2.771,79 euros. Les limites inférieures et supérieures dépendront de l’évolution du salaire minimum. En avril, par exemple, ce salaire augmentera. Cela signifie que les limites vont également bouger à ce moment-là.

Frank Vandenbroucke (Vooruit), ministre des Affaires sociales, a déclaré lors de la conférence de presse qu’à partir du 1er avril, le revenu des personnes travaillant à temps plein et percevant un salaire mensuel brut de 1.800 à 2.750 euros, augmentera d’au moins 153 euros nets par an.

Il y aura également une augmentation des salaires minimums. Ils passeront de 1.699 euros à 1.800 euros (également en raison de l’indexation).

Augmentations d’impôts

Bien entendu, on ne peut pas parler d’un mini taxshift sans que les dépenses soient compensées par des impôts nouveaux ou plus élevés ailleurs.

  • Tout d’abord, il y a la taxe sur les vols. Le gouvernement prélèvera une taxe de 10 euros sur les vols de moins de 500 kilomètres. Pour les vols plus longs en Europe, la taxe sera de 2 euros. Et pour tous les autres vols, 4 euros seront facturés.
  • En outre, les accises sur les cigarettes, les cigares et le tabac à rouler seront augmentées.

Il y aura également un durcissement des règles d’exemption du paiement de la retenue à la source. Depuis des années, le régime fiscal avantageux pour, par exemple, le travail de nuit, le travail posté, la recherche et le développement, constitue l’une des mesures les plus importantes contre le handicap salarial.

« Nous allons supprimer les critères peu clairs qui existent aujourd’hui. Nous allons rendre cela plus clair et nous allons introduire une politique de contrôle systématique », a déclaré Vincent Van Peteghem (CD&V), ministre des Finances, lors de la conférence de presse.

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