La Chine construit un nouveau porte-avions impressionnant afin de rattraper son retard maritime par rapport aux États-Unis


Principaux renseignements

  • La Chine construit un nouveau porte-avions de type 004 afin de s’imposer comme une puissance maritime mondiale.
  • La propulsion nucléaire et les catapultes électromagnétiques conféreront à ces navires une autonomie illimitée et des capacités de lancement avancées.
  • La croissance rapide de la production compense l’avance des États-Unis en matière d’effectifs expérimentés et d’expérience opérationnelle.

La Chine a connu une transformation navale remarquable au cours des quatorze dernières années, passant de l’utilisation d’un navire soviétique remis à neuf à la construction d’un gigantesque superporte-avions. Alors que le Liaoning, mis en service en 2012, présentait une conception basique de type « tremplin » sans catapultes, des données satellitaires récentes provenant du chantier naval de Dalian révèlent l’émergence du Type 004.

Ce navire de quatrième génération mesure actuellement 46 mètres de large et 320 mètres de long, bien que ces chiffres devraient augmenter une fois le pont d’envol achevé.

Propulsion nucléaire

Bien que le gouvernement chinois n’ait pas officiellement confirmé les spécifications du Type 004, la rapidité de ses progrès industriels est frappante. Les experts suggèrent que ce nouveau navire pourrait être le premier porte-avions à propulsion nucléaire de la Chine, soulignant la présence de structures de confinement typiques des réacteurs nucléaires.

L’abandon des carburants conventionnels conférerait au navire une autonomie quasi illimitée, plaçant la Marine de l’Armée populaire de libération (PLAN) dans un groupe d’élite aux côtés de la France et des États-Unis.

Systèmes de lancement avancés et escadrons aériens

Sur le plan technologique, la Chine semble faire un bond en avant en adoptant les systèmes de lancement électromagnétique d’avions (EMALS), une technologie que l’on retrouve sur les tout derniers navires américains de la classe Gerald R. Ford. Ces catapultes nécessitant d’énormes quantités d’énergie, la propulsion nucléaire est indispensable.

Cet équipement permettra de soutenir une escadre aérienne sophistiquée, comprenant le chasseur furtif J-35, le J-15 et l’avion d’alerte précoce KJ-600, tout en intégrant dès le départ des drones sans pilote.

L’avance des États-Unis s’amenuise

Si les États-Unis disposent actuellement d’un plus grand nombre de porte-avions, l’écart opérationnel réel se réduit. La disponibilité opérationnelle de la marine américaine est souvent entravée par des cycles de maintenance prolongés et la détérioration des infrastructures des chantiers navals, ce qui signifie que seule une fraction de leur flotte est généralement déployable. À l’inverse, la solide capacité de production de la Chine lui permet d’étendre rapidement sa flotte.

Recherche de personnel qualifié

Le principal obstacle pour Pékin reste la disponibilité de personnel qualifié. Pour répondre au besoin d’équipages et de pilotes compétents, la Chine recrute désormais directement auprès des établissements d’enseignement supérieur plutôt que de se contenter de transférer des pilotes militaires existants. Bien que les États-Unis conservent un avantage en termes de personnel expérimenté, l’écart en matière de matériel et d’effectifs se réduit rapidement.

Le Type 004 représente un tournant stratégique, marquant l’entrée de la Chine dans le club des puissances dotées de superporte-avions. Alors que les capacités de la marine américaine ont largement atteint un plateau, la flotte chinoise connaît une croissance fulgurante. Pour les stratèges occidentaux, l’état actuel de l’équilibre naval importe moins que la trajectoire suivie par la Chine.

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