Coûts cachés des applications de stationnement ; Testachats plaide en faveur d’une meilleure réglementation


Principaux renseignements

  • Les applications de stationnement coûtent plus cher que les parcmètres traditionnels en raison de frais de service cachés.
  • Les parcmètres physiques doivent rester disponibles pour garantir l’accessibilité financière et physique.

Une étude comparative menée par Testachats révèle que l’utilisation d’applications de stationnement est généralement plus coûteuse que celle des parcmètres traditionnels. Si ces outils numériques offrent un certain confort grâce aux paiements automatisés et à la gestion simplifiée des sessions, ils comportent souvent des frais de service cachés. L’association de consommateurs réclame désormais un renforcement de la réglementation en raison d’un manque de transparence des prix.

Manque de transparence des prix

Un problème majeur réside dans l’opacité des tarifs de stationnement réels. Les utilisateurs doivent souvent rechercher les tarifs séparément, et certains prestataires, tels que 4411 et Seety, déclinent explicitement toute responsabilité quant à l’exactitude des coûts indiqués. Ce manque de clarté peut entraîner des dépenses imprévues, par exemple lorsque les tarifs liés à des événements spéciaux ne sont pas mis à jour dans l’application.

Bien que la législation oblige les entreprises à expliquer clairement comment les prix sont calculés lorsque le montant final n’est pas connu, Testachats estime que l’utilisation de menus cachés ou l’affichage des prix maximaux uniquement est insuffisant.

Différentes méthodes

Les différentes applications gèrent les tarifs de manière différente. Easypark, par exemple, oblige les utilisateurs à définir une heure de fin à l’avance, ce qui permet à l’application d’afficher le coût total, y compris les frais de transaction, avant le début de la session.

Si cela apporte de la clarté, cela oblige les utilisateurs à estimer leur durée de stationnement à l’avance, même si les sessions peuvent être prolongées par la suite. D’autres applications sont moins transparentes, nécessitant souvent plusieurs clics pour trouver le prix exact.

Coût élevé du stationnement par SMS

L’étude souligne également le coût élevé du stationnement par SMS. L’utilisation du 4411 par SMS peut coûter jusqu’à 0,60 euro par session, car le processus nécessite généralement quatre messages distincts – démarrage, confirmation, arrêt et confirmation finale – coûtant chacun 0,15 euro. Les nouveaux utilisateurs peuvent même devoir payer un message de bienvenue supplémentaire.

Bien que les coûts puissent être réduits en désactivant les confirmations ou en arrêtant la session via l’application, Testachats suggère d’utiliser des notifications push gratuites plutôt que les rappels par SMS payants proposés par des entreprises comme Yellowbrick et Easypark.

Domination du marché 

Actuellement, 4411 domine le marché, bien qu’il s’agisse de l’option la plus chère pour les courts séjours. Testachats encourage des concurrents comme Yellowbrick et Seety à étendre leur couverture afin de favoriser un environnement plus concurrentiel, ce qui ferait probablement baisser les prix et réduirait le nombre d’applications dont un utilisateur a besoin.

Préserver les alternatives analogiques

Enfin, l’organisation met en garde contre la suppression totale des parcmètres analogiques. Étant donné que les outils numériques peuvent être source de confusion ou inaccessibles pour certains, et que les parcmètres traditionnels restent l’option la plus abordable et la plus transparente, Testachats insiste pour que les méthodes de paiement physiques restent disponibles afin de garantir que le stationnement reste accessible à tous.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus