‘Cette présidentielle a été la plus sûre de l’histoire des États-Unis’: il n’y a toujours aucune preuve de fraude, mais beaucoup de canulars…

Donald Trump
Isopix

Trump a beau tweeté frénétiquement (et se faire avertir par Twitter dans la foulée), rien n’y fait. Plusieurs agences nationales disent n’avoir constaté aucun début de la moindre fraude. En attendant, la hot-line du président fait un four.

Ce qui se passe sous nos yeux ne doit jamais être minimisé. Celui qui est encore l’homme le plus puissant du monde est prêt à tous les mensonges pour maintenir son pouvoir en place (et sans doute éviter des poursuites judiciaires). C’est valable dans le remaniement de dernière minute du Pentagone comme pour ses accusations de fraudes sur les élections présidentielles.

Alors que Joe Biden vient d’assoir encore un peu plus sa victoire, avec les 11 grands électeurs de l’Arizona, son total est désormais porté à 290 contre 217. Même en termes de vote populaire, le démocrate dépasse le républicain de plus de 5 millions de voix.

Ce jeudi soir, plusieurs agences gouvernementales ont déjugé leur chef. ‘L’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire des États-Unis’, ont affirmé plusieurs autorités électorales locales et nationales, dont l’agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA), dans un communiqué commun.

Pour elles, il n’y a ‘aucune preuve qu’un vote ait été volontairement effacé, perdu, changé ou piraté de quelque façon que ce soit’. Réponse du berger à la bergère: Donald Trump entend licencier le directeur de la CISA.

La tension est extrême. Pour 150 anciens hauts responables américains, Donald Trump doit maintenant être considéré comme ‘un risque grave pour la sécurité nationale’, ont-ils écrit dans une lettre commune publiée sur Politico. Certains évoquent même un coup d’Etat potentiel.

Du côté des députés républicains, on n’entend pas encore lâcher Trump, en tout cas pas tout de suite. Car l’élection pour les chambres législatives se joue encore jusque début janvier. Or, beaucoup considèrent que le parti républicain est devenu le parti de Trump. Il ne faut donc pas fâcher ses électeurs.

La hot-line, happeau à canulars

Pour faire remonter les soupçons de fraudes électorales, Donald Trump a mis en place une hot-line. Problème, selon ABC News, c’est un véritable fiasco. Les équipes de Trump reçoivent bien des centaines d’appels par jour, mais l’immense majorité sont des canulars téléphoniques. C’est même devenu une tendance sur TikTok, où les utilisateurs partagent leurs exploits en ligne.