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Ces facteurs qui favorisent une seconde vague de coronavirus

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Crise du coronavirus

07/07/2020 | Kathy De Schrijver | 6 min de lecture

Le personnel médical et la police en renfort à Melbourne (Australie) pour freiner la seconde vague de contaminations. (Isopix)

Ces derniers jours, plusieurs villes ont dû reconfiner leur population après une rapide augmentation du nombre de cas. C’est ce qu’il s’est passé en Allemagne (Rhénanie-du-Nord), au Portugal (près de Lisbonne), en Espagne (Catalogne et Galice) ou encore en Australie (Melbourne). Mais comment expliquer l’apparition de tels clusters, qui font craindre une nouvelle vague de contaminations? Certains facteurs peuvent être déterminants.

Il y a souvent une raison qui explique pourquoi d’un coup la maladie s’est fortement propagée dans une région et pas dans tout le pays. Et parfois, ces facteurs se superposent.

L’arrivée d’étrangers

La maladie peut, par exemple, être amenée par des personnes extérieures à la région. Une grosse affluence d’étrangers à un même endroit peut permettre au virus de se développer et ensuite de se propager dans le reste de la ville. C’est ce qui est probablement arrivé à Melbourne et à Lérida en Catalogne.

En Australie, tous les étrangers qui ont l’autorisation de rentrer dans le pays doivent rester en quarantaine dans un hôtel qui leur est assigné. Ainsi, de nouveaux arrivants malades ne contaminent pas la population. Cependant, selon le Premier ministre de Victoria (État où se trouve Melbourne), les agences de sécurités chargées de faire respecter les mesures sanitaires ont été trop laxistes. Le virus a pu alors circuler entre les voyageurs et le personnel de l’hôtel.

À Lérida, ce sont les travailleurs saisonniers qui sont pointés du doigt. La région compte de nombreuses exploitations agricoles qui recrutent du personnel pour la récolte des fruits. 8 foyers infectieux ont été découverts et la plupart se trouvent autour de ces grosses exploitations.

Les bars

Le coronavirus semble aussi bien aimer les bars fort fréquentés, où il est difficile de tenir les distances sociales, où on boit parfois un peu trop et où on rit et on crie fort. Des pics de contaminations sont donc apparus dans des villes où la vie nocturne a repris.

C’est le cas notamment au Japon, qui n’a pas encore reconfiné sa population. Le gouvernement demande toutefois à ses citoyens d’éviter de sortir dans les bars. La majorité des nouveaux cas ont été diagnostiqués chez des jeunes de 20 à 40 ans. Même chose dans le comté d’A Marina, en Galice. 14 localités sont à nouveau confinées et les principaux points de contaminations se situent dans les bars du port de la commune de Burela.

Un grand lieu de travail

Une hausse des contaminations peut être liée à un seul lieu de travail où de nombreuses personnes se côtoient, sans toujours respecter les mesures sanitaires.

Un grillage a été installé tout autour de la zone résidentielle de Gütersloh en Allemagne. (Isopix)

En Allemagne, à Gütersloh, se trouve l’un des plus grands abattoirs du pays. 7.000 personnes y travaillent. Parmi eux, environ 1.600 cas de coronavirus ont été détectés. Fin juin, tout le personnel et leur famille ont été mis en quarantaine. Il semble que le virus n’a pas eu le temps de se propager plus loin, seuls 24 proches ont été testés positifs.

La même situation était arrivée dans la capitale chinoise à la mi-juin. Une cinquantaine de cas de coronavirus ont été détectés parmi les travailleurs du marché professionnel de Xinfadi. 11 zones résidentielles autour du lieu de contamination ont été alors mises directement en quarantaine.

Les quartiers populaires: pauvres et surpeuplés

En outre, la plupart des zones qui ont dû se reconfiner se trouvent dans des quartiers populaires. Il y est difficile de garder ses distances, car les logements sont souvent surpeuplés. Ce sont aussi parfois des habitations insalubres qui ne permettent pas de respecter scrupuleusement les règles d’hygiènes. La population y est aussi plus pauvre et n’a pas toujours une couverture santé qui leur permet d’aller se faire dépister. En outre, les habitants de ces quartiers exercent souvent des emplois qui les obligent à aller à la rencontre d’autres personnes, ce qui augmente le risque d’être contaminé.  

Ainsi, les quartiers confinés au Portugal, en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne ou en Australie abritent en grande partie une population défavorisée. Pour le secteur du tourisme, cette information est rassurante, car les vacanciers ne se rendent généralement pas dans ces quartiers. Les risques de contaminations sont donc beaucoup plus faibles.

Au final, il s’agit surtout d’un nouveau révélateur des inégalités sociales.

Source: BusinessAM


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