Ce ‘désavantage concurrentiel’ continue à plomber les entreprises bruxelloises et wallonnes

Les nouvelles centrales à gaz devront se passer d’énergie fossile. (Daina Le Lardic / Isopix)

Les entreprises wallonnes et bruxelloises à forte consommation d’électricité subissent un ‘désavantage concurrentiel important’ par rapport à leurs voisines de Flandre et des pays limitrophes, ressort-il ce lundi d’une étude qui se base sur les prix de janvier dernier.

Le rapport, réalisé par PwC à la demande des quatre régulateurs du pays, compare la situation de la Belgique par rapport aux Pays-Bas, à l’Allemagne et à la France.

Les ménages wallons moins bien lotis

Premier constat: malgré une légère baisse par rapport à 2020, les ménages et entreprises belges raccordés à la basse tension paient leur électricité plus cher que dans les pays voisins. Une situation qui résulte principalement de montants élevés pour les obligations de service public, surcharges et prélèvements, selon l’étude.

Par région, les ménages bruxellois sont en moyenne les mieux lotis (213 euros par MWh), devant les flamands (239) et les wallons (248).

‘Désavantage concurrentiel important’

Du côté des entreprises, une nette différence est constatée parmi les électro-intensives raccordées au réseau haute tension. Les pays voisins leur octroyant régulièrement des réductions, ils les rendent ainsi plus concurrentielles que leurs homologues belges, relève l’étude.

La Flandre, qui applique une réduction similaire – le supercap – permet à ses sociétés de s’en rapprocher. Les entreprises comparables situées à Bruxelles et en Wallonie souffrent, elles, d’un désavantage concurrentiel important.

Concernant le gaz, la Belgique reste l’un des pays les moins chers et fait la course en tête, juste derrière le Royaume-Uni, grâce à des obligations de service public, surcharges et prélèvements sur la consommation plus faibles. Pour les PME, Bruxelles et la Flandre sont même moins chères que toutes les autres régions, conclut l’étude.