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Arsenal nucléaire: l’accord entre la Russie et les USA avance, mais l’ombre de la Chine plane toujours

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Politique

23/06/2020 | Kathy De Schrijver | 3 min de lecture

En février 2019, des activistes opposés aux armes nucléaires protestaient contre la fin du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire. (Isopix)

Les États-Unis et la Russie devraient passer dans la deuxième phase des négociations sur le traité de désarmement nucléaire fin juillet ou début août. La question de la participation de la Chine reste toujours un point de discorde qui pourrait faire échouer les discussions.

Les deux superpuissances nucléaires doivent trouver un nouvel accord pour remplacer le New Start. Ce traité, qui doit prendre fin en février, limite le nombre d’armes nucléaires déployées dans les deux pays.

Lundi, les États-Unis et la Russie ont clôturé le premier cycle de négociation avec une journée ‘marathon’. Selon Marshall Billingslea, envoyé spécial américain pour le contrôle de l’armement, les discussions ont été fructueuses et un terrain d’entente a été établi. Les deux parties vont maintenant créer des groupes de travail qui vont approfondir certains points. Et c’est sur base de leurs conclusions qu’une seconde phase de pourparlers pourra être entamée à la fin juillet ou début août.

Demandes américaines

Pour la Russie, le New Start convient toujours très bien. Le traité pourrait très bien être simplement prolongé pour quelques années. Au vu du temps qu’il reste pour les négociations, ce serait ‘la meilleure solution’ selon Kingston Reif, directeur de la politique de l’Arm Control Association. Les États-Unis n’y sont pas farouchement opposés. Mais si c’est possible, Washington voudrait intégrer toutes les armes nucléaires et pas seulement celles qui servent à la stratégie offensive.

Les autorités américaines ont aussi réaffirmé leur volonté d’inviter la Chine aux discussions. Une idée considérée comme irréaliste par les Russes. Et le gouvernement chinois a indiqué à plusieurs reprises qu’il n’avait ‘aucune intention de participer’. Avec l’escalade des tensions sino-américaines, la probabilité que le pays de Xi Jinping s’ajoute à la table de discussions est ‘inférieure à zéro’, avance Kingston Reif, interviewé par Euractiv.

Bien qu’elle ne l’ait pas formulé explicitement, l’intégration de la Chine semble être devenue une condition sine qua non à ce nouvel accord. Les États-Unis penseraient même à relancer leurs tests nucléaires, après 28 ans de moratoire, pour faire peur aux deux autres parties.

Pour certains analystes, la question de la Chine pourrait n’être qu’une excuse pour quitter, à nouveau, un traité sur le nucléaire.

Source: BusinessAM


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