Principaux renseignements
- Les Belges s’attendent à ce que les prix de l’immobilier restent stables ou augmentent.
- L’emplacement prime sur la superficie dans les décisions d’achat immobilier.
- Les acheteurs négocient de manière plus agressive pour faire face à la hausse des coûts.
Il ressort des données récentes de la grande enquête immobilière d’ERA qu’une très grande majorité de la population belge ne s’attend pas à ce que les prix de l’immobilier baissent dans les années à venir. Mieux encore, seule une petite partie des personnes interrogées – environ 4 pour cent en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles – pense que les prix vont baisser. À l’inverse, une part importante de la population s’attend à ce que les prix continuent d’augmenter, les prévisions de hausse étant les plus élevées à Bruxelles.
Privilégier l’emplacement plutôt que la superficie
L’enquête met en évidence que, même si les gens peuvent aspirer à de grandes maisons, ils ne sont pas prêts à faire de compromis sur l’emplacement. Une majorité de personnes interrogées dans les trois régions préférerait un logement plus petit dans un quartier prisé à une propriété plus grande située dans un quartier moins attrayant.
Cette préférence s’étend également aux espaces extérieurs, la plupart des participants étant prêts à accepter un jardin plus petit pour bénéficier d’une meilleure adresse. Johan Krijgsman, PDG d’ERA Belgique, note que, bien que la pandémie ait renforcé l’engouement pour les bureaux à domicile et les grands jardins, ces éléments restent des « souhaits » plutôt que des critères rédhibitoires lors d’un achat concret.
Prudence financière
La prudence financière gagne également du terrain à la table des négociations. Une majorité d’acheteurs potentiels, tant en Flandre qu’en Wallonie, déclarent être plus enclins à négocier le prix demandé qu’auparavant.
Cette évolution s’explique par un calcul plus complet des coûts, incluant les mensualités hypothécaires et les éventuelles dépenses de rénovation.
Politique du logement
Pour l’avenir, Krijgsman suggère que ces conclusions devraient influencer la politique du logement. Étant donné que les acheteurs sont clairement disposés à privilégier l’emplacement au détriment de l’espace, il plaide en faveur d’une évolution vers une construction plus intelligente et plus compacte dans les zones à forte demande afin d’améliorer l’accessibilité financière.
En fin de compte, l’enquête suggère que, même si la « maison de rêve » existe toujours, les acheteurs font preuve de réalisme, privilégiant des emplacements stratégiques plutôt que la simple superficie.
(at)
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