Principaux renseignements
- Les ministres du gouvernement fédéral belge n’ont pas réussi à parvenir à un consensus sur le budget.
- Des divergences idéologiques sur la fiscalité et les objectifs de dépenses bloquent les négociations.
- On ne sait pas quand le groupe restreint se réunira à nouveau. Le Premier ministre De Wever devra d’abord élaborer un nouveau plan.
Le noyau dur du gouvernement fédéral a conclu sa séance de jeudi soir sans parvenir à un consensus ni faire de progrès significatifs concernant le budget. Le Premier ministre Bart De Wever et ses ministres les plus importants ont ajourné la séance vers 21 h 30 sans fixer de date pour une prochaine réunion. Le Premier ministre élabore actuellement un plan opérationnel révisé, qui déterminera à terme le calendrier et la nature de sa prochaine proposition.
On recherche 10 milliards d’euros
Le processus reste ardu, de nombreux points de discorde ayant été renvoyés à des groupes de travail techniques. Au cours des délibérations, le vice-Premier ministre du MR aurait suggéré de scinder l’objectif financier, en proposant 5 milliards d’euros pour le budget 2027 et 5 milliards supplémentaires pour 2028.
Cette idée a toutefois été rejetée, et la coalition reste attachée à l’objectif initial de 10 milliards d’euros fixé l’été dernier.
Des discussions constructives
Malgré l’absence de percée décisive, des sources sur Belga ont qualifié les discussions de constructives. La séance, qui a débuté à 19 h, s’est concentrée sur l’examen des progrès réalisés par les équipes techniques tout au long de la semaine. Alors que les réunions intergouvernementales devraient se poursuivre, De Wever n’a pas encore présenté de nouveau plan.
Sa note de départ, présentée lundi, s’est heurtée à une forte opposition. Maxime Prévot, des Engagés, a qualifié ces suggestions d’inacceptables, tandis que David Clarinval, du MR, a fait valoir que la proposition reposait trop fortement sur de nouvelles taxes.
Affrontements idéologiques entre les partenaires de la coalition
Les tensions persistent alors que les partis francophones tirent dans des directions opposées. Alors que le MR refuse d’envisager des hausses de TVA et a même proposé 2 milliards d’euros supplémentaires de baisses d’impôts, Les Engagés considèrent l’approche actuelle comme trop libérale. Cet affrontement idéologique suggère que les partis continuent de privilégier leur image politique au détriment d’un accord budgétaire commun.
Par ailleurs, un différend important existe concernant les chiffres de « référence ». Le MR soutient que 4 milliards des 10 milliards d’euros requis ont déjà été obtenus grâce à des accords ministériels existants, une affirmation que les autres ministères contestent vivement.
Pas encore de nouvelle date
Bien que le cabinet restreint doive se réunir à nouveau vendredi matin, le budget ne figure pas à l’ordre du jour. Le gouvernement se penchera plutôt sur l’accord de gestion de Bpost et sur les nuisances sonores causées par le trafic aérien au-dessus de Bruxelles. Le calendrier des futures négociations budgétaires sera fixé par la suite. (fc)
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