Principaux renseignements
- Volkswagen est en proie à des troubles internes suite à son projet de supprimer 100 000 emplois en Allemagne.
- Les syndicats disposent d’un pouvoir considérable pour bloquer les fermetures d’usines proposées.
- Le PDG Oliver Blume peine à mener à bien sa restructuration face à une farouche résistance juridique et politique.
Les luttes de pouvoir internes chez Volkswagen ont refait surface alors que les représentants syndicaux expriment leur indignation face à d’éventuelles réductions massives d’effectifs. Selon une note interne diffusée sur l’intranet de l’entreprise, les responsables d’IG Metall et du comité d’entreprise, dont la représentante principale Daniela Cavallo, n’ont pas été consultés au sujet d’une stratégie visant à supprimer jusqu’à 100 000 emplois en Allemagne. Alors que les dirigeants syndicaux avaient coopéré aux précédentes initiatives de réduction des coûts, cette dernière évolution met en évidence un décalage important entre la direction et les salariés.
Tensions croissantes
Ces tensions font suite à un article du Manager Magazin, qui suggérait que les dirigeants envisageaient de doubler les estimations précédentes de licenciements et de fermer quatre sites nationaux afin de regagner un avantage concurrentiel.
De tels changements structurels nécessitent généralement l’accord du conseil de surveillance. Les représentants syndicaux détiennent actuellement la majorité au sein de ce conseil, une position renforcée après le départ de la membre indépendante Susanne Wiegand.
Obstacles structurels à la restructuration
Le PDG Oliver Blume est confronté à une période difficile de restructuration, après avoir averti le personnel que le constructeur automobile était à la traîne par rapport à ses concurrents dans des secteurs critiques. Cependant, la mise en œuvre de ces changements radicaux s’avérera difficile en raison du pouvoir considérable des syndicats et des protections juridiques dont bénéficient les usines allemandes.
La Basse-Saxe soutient les salariés
De plus, le Land de Basse-Saxe, qui dispose d’un droit de veto sur les décisions stratégiques de l’entreprise, soutient généralement les salariés, ce qui constitue un obstacle complexe aux tentatives de réduction des effectifs menées par Blume. Le conseil de surveillance doit se réunir le 9 juillet pour aborder ces questions urgentes.
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(ns)

