Principaux renseignements
- Les ventes de Toyota ont baissé pendant quatre mois consécutifs en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et de la concurrence des véhicules électriques chinois.
- Les effondrements régionaux au Moyen-Orient et en Chine ont gravement affecté les résultats mondiaux.
- La hausse des coûts des matières premières menace de réduire considérablement le résultat d’exploitation de l’entreprise en 2027.
Pour le quatrième mois consécutif, Toyota a enregistré une baisse de ses ventes mondiales, confrontée aux instabilités de la chaîne d’approvisionnement au Moyen-Orient et à un marché des véhicules électriques très concurrentiel en Chine. Selon les données publiées lundi, les ventes totales de véhicules ont diminué de 7,4 pour cent en glissement annuel pour s’établir à 885 207 unités, tandis que la production a reculé de 5,8 pour cent à 857 765 unités.
Obstacles logistiques
La vulnérabilité de l’entreprise tient à sa forte dépendance vis-à-vis de chaînes d’approvisionnement tributaires de l’énergie et d’axes logistiques critiques. Malgré les efforts diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin aux hostilités, les attaques maritimes qui se poursuivent dans le détroit d’Ormuz ont entravé le rétablissement complet du trafic maritime, ce qui continue d’affecter la production.
Ces obstacles logistiques, combinés à l’essor des marques nationales de véhicules électriques en Chine, font peser un risque significatif sur les marges bénéficiaires record enregistrées précédemment par l’entreprise.
Fort recul des ventes régionales
L’impact régional a été sévère, les ventes du mois de mai ayant chuté de 38,6 pour cent au Moyen-Orient et de 31,7 pour cent en Chine. Takanori Azuma, directeur financier de Toyota, avait précédemment indiqué que l’entreprise expédiait entre 500 000 et 600 000 véhicules vers le Moyen-Orient chaque année, estimant que près de la moitié de ces expéditions seraient perturbées.
Pour l’exercice fiscal se terminant en mars 2027, Toyota prévoit une baisse de ses bénéfices en raison de la hausse des coûts des matières premières. Le résultat d’exploitation prévu, qui s’élève à 3 000 milliards de yens (16,5 milliards d’euros), est inférieur tant aux prévisions des analystes qu’aux 3 800 milliards de yens (20,5 millions d’euros) enregistrés l’année précédente.
Ralentissement à l’échelle du secteur
D’autres constructeurs japonais sont confrontés à des difficultés similaires. Honda a annoncé une baisse de 4,9 pour cent de ses ventes mondiales en mai, à 283 623 unités, avec une chute spectaculaire de 52 pour cent au Moyen-Orient.
De même, Nissan a vu ses ventes reculer de 10,3 pour cent à 229 870 unités, invoquant de lourdes pertes en Chine et en Europe, tandis que sa production a baissé de 8,6 pour cent.
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(ns)

