Cette année, 88 villes et communes belges augmentent la taxe foncière


Principaux renseignements

  • 88 villes et communes belges augmentent cette année leur part du précompte immobilier.
  • En Flandre, 24 communes augmentent en plus séparément l’impôt sur les bâtiments commerciaux.
  • À Bruxelles, la pression fiscale grimpe à 58,48 pour cent, ce qui entraîne une vacance plus importante.

88 villes et communes belges augmentent cette année leur part du précompte immobilier. En 2025, elles n’étaient que six. C’est ce qui ressort d’une étude d’Ayming Belgium. Surtout à Bruxelles, où la vacance était déjà un problème majeur, cette hausse est remarquable.

Précompte immobilier

Le précompte immobilier est un impôt flamand annuel prélevé sur les biens immobiliers (tels que les habitations, les immeubles de bureaux et les immeubles d’appartements). Cet impôt s’élève à 3,97 pour cent du revenu cadastral. Le revenu cadastral correspond au loyer qu’un propriétaire devrait payer chaque mois s’il ne possédait pas ce bien immobilier. Il s’agit donc d’un loyer fictif.

Les communes et les provinces majorent le montant de base de cet impôt flamand sur les biens immobiliers par leurs propres centimes additionnels, des majorations fiscales calculées en pourcentage de l’impôt de base indexé. Les surtaxes représentent près de la moitié des recettes totales de la plupart des communes et des villes. 88 villes et communes belges ont augmenté leurs surtaxes cette année. En Flandre, elles étaient au nombre de 56, en Wallonie de 24 et à Bruxelles de 8.

Principalement pour les immeubles commerciaux

Cette forte augmentation est la conséquence directe de la hausse des coûts liés aux pensions, à la police, aux pompiers et aux services sociaux. C’est surtout pour les immeubles de bureaux qu’une forte augmentation se fera sentir. Outre ces 56 communes flamandes qui augmentent leur impôt pour tous les bâtiments, 24 autres communes et villes font désormais, à partir de cette année, une distinction entre les logements et les immeubles commerciaux.

Outre un taux de base, applicable aux logements privés, ces 24 villes et communes flamandes appliquent un taux majoré aux bâtiments dont le revenu cadastral est plus élevé. Dans la pratique, il s’agit principalement d’immeubles de bureaux, de grands entrepôts et de halls d’usine. La charge fiscale flamande pour les entreprises s’élève ainsi à 47,22 pour cent. La Flandre reste néanmoins la région la plus attractive pour ouvrir un bureau. La charge fiscale générale en Belgique s’élève en effet à 51,29 pour cent.

La situation bruxelloise est encore plus complexe

En Wallonie, la charge fiscale moyenne s’élève à 55,22 pour cent, mais avec un précompte immobilier moyen de 58,48 pour cent, c’est la Région de Bruxelles-Capitale qui est la plus lourdement taxée. À Bruxelles, la situation est en outre particulièrement complexe. Les propriétaires de bureaux y paient pas moins de trois taxes pour un même immeuble : le précompte immobilier, une taxe régionale bruxelloise sur les terrains non résidentiels, ainsi que, dans presque toutes les communes bruxelloises, des taxes communales distinctes sur les bureaux.

Dans 14 des 17 communes bruxelloises, la charge fiscale pesant sur les entreprises dépasse ainsi les 70 pour cent. En conséquence, le taux de vacance des bureaux à Bruxelles grimpe à 8,7 pour cent. Les entreprises se tournent de plus en plus vers les communes de la périphérie flamande. Le taux de vacance à Bruxelles atteindra donc un nouveau pic en 2026. Près d’un immeuble de bureaux sur dix à Bruxelles est inoccupé. Les entreprises s’installent de plus en plus souvent dans la périphérie flamande. Le gouvernement bruxellois récemment formé, dirigé par Boris Dilliès, souhaite donc remédier à cette situation.

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