Le Parlement écossais vote en faveur d’un nouveau référendum sur l’indépendance


Principaux renseignements

  • Le Parlement écossais a voté en faveur d’une demande de nouveau référendum sur la souveraineté.
  • Le Premier ministre Keir Starmer a rejeté la proposition en invoquant un manque de consensus.
  • Le Brexit alimente la pression en faveur de l’indépendance en invalidant les accords constitutionnels précédents.

Lors d’une récente session de l’assemblée législative basée à Édimbourg, les députés ont voté par 72 voix contre 55 en faveur d’une motion demandant au gouvernement britannique d’autoriser un nouveau vote sur la souveraineté écossaise. Le premier ministre John Swinney, chef du Parti national écossais (SNP), a été le fer de lance de cette initiative. Il a indiqué qu’il comptait utiliser ce mandat parlementaire pour entamer des discussions avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, des réunions étant prévues dans un avenir proche.

Référendums précédents

Le Parlement écossais conserve son autorité sur certains secteurs nationaux spécifiques, tels que les transports, la justice, l’éducation, la santé et la politique environnementale. Cependant, le gouvernement britannique à Londres contrôle les intérêts nationaux plus larges, notamment les affaires étrangères et la défense. Ce clivage juridictionnel est au cœur de la tension, car le gouvernement britannique soutient que la question de l’indépendance a été tranchée par le référendum de 2014, lors duquel 55 pour cent des participants ont voté pour rester au sein de l’Union.

La campagne en faveur d’un nouveau scrutin est largement alimentée par les conséquences du Brexit. Les partisans de l’indépendance font valoir que, puisque la plupart des Écossais ont voté pour rester dans l’Union européenne lors du référendum de 2016, l’accord constitutionnel initial de 2014 a été invalidé. Swinney a souligné l’urgence de parvenir à la séparation avant les élections générales de 2029, exprimant son inquiétude face à la montée potentielle du parti Reform UK.

La réponse de Downing Street

Malgré le vote à Édimbourg, Downing Street a fermement rejeté la proposition. Un communiqué du bureau du Premier ministre Starmer a précisé qu’il n’existe actuellement aucun consensus sociétal ou politique général en faveur d’un nouveau référendum, contrairement à l’accord qui existait avant 2014. De plus, une décision de la Cour suprême britannique de 2022 a établi que tout vote de ce type nécessite l’autorisation explicite du gouvernement central.

Si le SNP reste le parti le plus important au sein du parlement de 129 sièges après les récentes élections, il n’a pas réussi à obtenir la majorité absolue, remportant 58 des 65 sièges requis. Néanmoins, le parti continue de présenter les relations entre l’UE et le Royaume-Uni comme un point de discorde crucial et un catalyseur principal de la poursuite de l’indépendance. (fc)

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