Trump lie l’accord nucléaire avec l’Arabie saoudite à la reconnaissance d’Israël


Principaux renseignements

  • Donald Trump exige que l’Arabie saoudite reconnaisse Israël avant d’approuver un accord sur l’énergie nucléaire civile.
  • Cet accord interdit l’enrichissement nucléaire afin d’atténuer les risques de prolifération dans la région.
  • Le Congrès américain devrait approuver l’accord malgré les inquiétudes concernant la stabilité au Moyen-Orient.

Le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis n’approuveraient un accord sur l’énergie nucléaire civile avec l’Arabie saoudite que si l’Arabie saoudite acceptait de reconnaître Israël en adhérant aux Accords d’Abraham.

Dans un message publié sur le réseau social Truth Social, Trump a souligné que cet accord était strictement destiné à des fins non militaires et interdisait spécifiquement l’enrichissement de matières nucléaires.

Accords d’Abraham

Les Accords d’Abraham, une initiative diplomatique menée par Trump, ont déjà facilité la reconnaissance d’Israël par cinq pays, dont Bahreïn et les Émirats arabes unis.

Alors qu’Israël considère l’adhésion potentielle de l’Arabie saoudite comme une avancée majeure vers la paix régionale, Riyad a toujours soutenu que la normalisation des relations était impossible sans la création d’un État palestinien. On ignore encore si cette condition préalable à la reconnaissance diplomatique est formellement inscrite dans l’accord ou si l’Arabie saoudite a donné son accord à une telle clause.

Risques de prolifération

Cet accord se présente comme une initiative de coopération en faveur d’une énergie pacifique, destinée à ouvrir d’importantes opportunités aux entreprises américaines dans le secteur nucléaire saoudien.

Cependant, cette perspective a suscité des inquiétudes chez les analystes quant à un risque potentiel de prolifération nucléaire dans une région instable. Certains experts, dont Rosemary Kelanic du groupe de réflexion Defense Priorities, se sont dits surpris par la possibilité que les États-Unis soutiennent l’enrichissement sur le territoire saoudien, soulignant qu’un tel précédent serait sans précédent et pourrait accroître le risque de développement d’armes.

Tensions nucléaires régionales

Le paysage nucléaire au Moyen-Orient est encore compliqué par les tensions persistantes entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Alors que l’Iran nie chercher à se doter de l’arme atomique, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a précédemment indiqué que son royaume serait contraint de développer sa propre bombe nucléaire si l’Iran y parvenait.

Parallèlement, Israël est largement considéré comme possédant des capacités nucléaires, bien qu’il maintienne une politique d’ambiguïté.

Examen par le Congrès

L’accord va désormais être soumis au Congrès américain pour évaluation. Bien que certains législateurs de différentes tendances politiques devraient contester l’accord, il est peu probable qu’il soit bloqué compte tenu du contrôle actuel du Parti républicain sur les deux chambres du Congrès.

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