Principaux renseignements
- Les recettes du canal de Suez ont bondi de 42 pour cent pour atteindre 435 millions d’euros en juillet.
- Les menaces sécuritaires dans le détroit de Bab el-Mandeb ont poussé davantage de pétroliers à emprunter cette voie navigable.
- L’Arabie saoudite réachemine désormais ses expéditions de pétrole pour contourner les zones périlleuses de la mer Rouge.
L’escalade des dangers dans le sud de la mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb a entraîné une augmentation significative du trafic de pétroliers transitant par le canal de Suez. Cette forte hausse de l’activité maritime s’est traduite par une augmentation de 42 pour cent des recettes de la voie navigable égyptienne par rapport à l’année précédente, les recettes de juillet atteignant 435 millions d’euros.
Hausse du nombre de navires
Le nombre total de navires empruntant le canal a augmenté de 27 pour cent en glissement annuel, avec 1 340 navires transitant en juillet. Plus précisément, le nombre de pétroliers est passé à 526 au cours du mois, contre 485 en juin, les opérateurs cherchant à éviter les zones ciblées par les militants houthis.
Évolution des stratégies d’exportation saoudiennes
Ces menaces sécuritaires ont contraint l’Arabie saoudite à adapter ses stratégies d’exportation. Alors que le royaume avait auparavant réorienté une grande partie de son pétrole brut vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, afin d’éviter le détroit d’Ormuz, il doit désormais rediriger ses expéditions plus au nord.
Pour contourner le périlleux détroit de Bab el-Mandeb, les compagnies maritimes saoudiennes et occidentales empruntent le canal de Suez ou recourent à une combinaison de transports maritimes et terrestres.
Logistique alternative
Actuellement, le pétrole brut saoudien est transporté par pétroliers de Yanbu vers le port d’Ain Sukhna, sur la mer Rouge. De là, le pétrole est acheminé par l’oléoduc SUMED jusqu’au port méditerranéen de Sidi Kerir.
Dans certains cas, la menace persistante d’attaques houthistes a contraint les pétroliers à destination des marchés asiatiques à adopter un itinéraire nettement plus long, passant par le canal de Suez et contournant le continent africain.
(at)
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