Les communes flamandes souhaitent réformer le système obsolète du revenu cadastral


Principaux renseignements

  • Le revenu cadastral sert de base au calcul de la taxe foncière flamande et des surtaxes communales imposées au contribuable.
  • Pour un grand nombre de logements, ce revenu cadastral n’a plus été mis à jour depuis 1975. De nombreux propriétaires paient en réalité trop peu de taxe d’habitation.
  • Bien que cette disposition soit fixée au niveau fédéral, les villes et les communes se mobilisent elles-mêmes pour actualiser les revenus cadastraux.

De plus en plus de communes flamandes envoient des questionnaires à leurs habitants afin d’actualiser le revenu cadastral des logements situés sur leur territoire. Cela ne représente toutefois qu’une goutte d’eau dans l’océan. La véritable réforme de ce système obsolète doit venir du gouvernement fédéral.

Taxe immobilière basée sur le revenu cadastral

Le précompte immobilier est un impôt annuel flamand sur les biens immobiliers (tels que les habitations, les terrains et les appartements). Cet impôt s’élève à 3,97 pour cent du revenu cadastral. Le revenu cadastral est le prix qu’un propriétaire paierait mensuellement s’il ne possédait pas le logement. Il s’agit donc du loyer fictif du logement.

Les communes et les provinces augmentent le montant de base de cet impôt flamand sur les biens immobiliers avec leurs propres centimes additionnels, des majorations fiscales calculées comme un pourcentage de l’impôt de base indexé. Les centimes additionnels représentent jusqu’à près de la moitié des recettes totales de la plupart des communes et des villes.

Revenu cadastral plus à jour

Cette base du précompte immobilier sur laquelle les communes perçoivent leurs centimes additionnels n’est, pour de nombreux logements, plus à jour. Le montant est basé sur la valeur locative du logement en 1975, qui depuis lors n’est qu’indexée, sans tenir compte des rénovations ou des extensions. Pour ces logements plus anciens, les autorités ne savent pas à quoi ils ressemblent exactement en 2026. En conséquence, de nombreux propriétaires paient en réalité trop peu d’impôts sur leur logement et les administrations locales perdent des recettes.

Pourtant, les villes et les communes ne peuvent pas adapter elles-mêmes ce calcul des loyers. Il s’agit d’une compétence fédérale. Depuis 1975, aucun ministre des Finances n’a osé procéder à une actualisation, parce que cela entraînerait une augmentation immédiate des impôts via le précompte immobilier.

Initiative des autorités locales

C’est précisément parce que les autorités locales perdent tant de recettes à cause de ce système dépassé que de plus en plus de communes passent néanmoins à l’action. Des villes et des communes comme Scherpenheuvel-Zichem, Diest et Willebroek envoient volontairement des questionnaires à leurs habitants possédant des maisons datant d’avant 1975. Elles interrogent la composition du logement afin de pouvoir calculer un revenu cadastral actualisé. Les communes n’ont dès lors pas d’autre choix que de compter sur l’honnêteté de leurs habitants.

La ville de Louvain va encore un pas plus loin. Elle envoie activement des contrôleurs dans des logements plus anciens où des rénovations ont eu lieu sans avoir été déclarées, afin de vérifier si cela n’est pas incorrect. Surtout les logements qui, d’après leurs revenus cadastraux, ne disposent toujours pas de salle de bain ou de chauffage central, font l’objet de contrôles supplémentaires.

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