Principaux renseignements
- Des milliers de Géorgiens ont défilé à Tbilissi pour réclamer l’adhésion à l’Union européenne.
- Les groupes d’opposition accusent le gouvernement d’éroder la démocratie et de se rapprocher de la Russie.
- Le Premier ministre Kobakhidze affirme que la nation reste forte et souveraine malgré la montée des tensions internes.
Alors que la Géorgie célébrait ses 35 ans d’indépendance, la capitale, Tbilissi, a été le mardi le théâtre de manifestations massives appelant à l’adhésion à l’Union européenne et à l’élimination de l’influence russe et de la corruption dans le pays.
Une nation divisée
Si la journée a débuté par les traditionnels serments militaires et défilés officiels, elle s’est transformée en une marche de grande ampleur au cours de laquelle des milliers de citoyens se sont rassemblés devant le bâtiment du Parlement, sous la surveillance étroite des forces de sécurité.
L’atmosphère était marquée par une division visible au sein de la nation. Les participants brandissaient des banderoles affirmant leur identité européenne et des images de l’ancien président Mikheil Saakashvili, actuellement emprisonné et connu pour ses politiques pro-occidentales.
Coördination par l’opposition
Les manifestants ont exprimé un engagement sans faille envers leur cause, certains déclarant qu’ils continueraient à manifester indéfiniment pour garantir la trajectoire occidentale du pays et surmonter toute tendance autoritaire.
Ces manifestations ont été coordonnées par une coalition de groupes d’opposition cherchant à unir leurs efforts contre l’administration actuelle. Les opposants au parti au pouvoir affirment que le gouvernement sape les normes démocratiques et se rapproche de la Russie, bien que ces allégations soient rejetées par les responsables de l’État. La Russie menace d’imposer des sanctions économiques si la Géorgie poursuit son chemin vers l’UE.
Visions politiques divergentes
Contrairement aux manifestations de rue, le Premier ministre Irakli Kobakhidze a souligné, lors de son discours d’anniversaire, les niveaux sans précédent de souveraineté et de force de la nation. Il a affirmé que le pays restait résolument engagé sur la voie du progrès et de la prospérité nationale. Bien que l’Union européenne ait effectivement suspendu le processus d’adhésion de la Géorgie, le Premier ministre avait précédemment décrit le chemin vers l’adhésion à l’UE comme un mouvement imparable.
Les mandats constitutionnels et l’opinion publique sont largement favorables à l’adhésion à l’UE, les sondages indiquant un soutien supérieur à 80 pour cent. Cependant, les tensions restent vives suite à la proposition du parti au pouvoir, ‘Rêve géorgien’, d’interdire les principaux groupes d’opposition, une mesure que les critiques internationaux considèrent comme un glissement vers l’autocratie. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

