Label « Éponge » doit permettre à la Flandre de se prémunir contre les conditions météorologiques extrêmes


Principaux renseignements

  • La Flandre est de plus en plus souvent confrontée à des conditions météorologiques extrêmes, allant des pluies torrentielles aux sécheresses prolongées.
  • En raison de la forte imperméabilisation du sol, l’eau s’écoule rapidement par les égouts, sans pouvoir s’infiltrer dans le sol ni contribuer à la reconstitution des réserves d’eau souterraine.
  • Le label « Éponge » vise à inciter les communes à adopter une nouvelle approche en matière de gestion de l’eau.

La Flandre est de plus en plus souvent confrontée à des conditions météorologiques extrêmes, allant des pluies torrentielles à des sécheresses prolongées. Afin de mieux préparer les villes et les communes à relever ces défis, Vlario (centre d’expertise en assainissement et traitement des eaux usées) et Natuurpunt lancent un nouveau label « éponge ». Ce label permet d’identifier les villes et les communes qui adaptent leur territoire à un nouveau climat.

Problème lié à l’eau

Aujourd’hui encore, la Flandre perd trop d’eau de pluie au moment même où elle tombe. En raison de la forte imperméabilisation du sol, l’eau s’écoule rapidement par les égouts, sans pouvoir s’infiltrer dans le sol ni contribuer à la reconstitution des réserves d’eau souterraine. À l’heure actuelle, 15,7 pour cent du territoire flamand est déjà imperméabilisé, ce qui représente plus de 213 000 hectares. Au cours des dix dernières années, plus de 21 000 hectares de surfaces imperméables ont été ajoutés, soit plus de 30 000 terrains de football. 2024 a également été l’année la plus pluvieuse jamais enregistrée en Belgique.

Selon les initiateurs de cette initiative, la gestion actuelle de l’eau en Flandre n’est pas suffisamment adaptée aux phénomènes extrêmes auxquels nous sommes confrontés. Les inondations lors de fortes pluies sont suivies de pénuries d’eau pendant les périodes de sécheresse.

« Ceux qui misent encore aujourd’hui sur un écoulement rapide des eaux de pluie préparent la vulnérabilité de demain », met en garde la directrice de Vlario, Wendy Francken.

Label « Éponge »

Le label « Éponge » vise à encourager les communes à adopter une nouvelle approche en matière de gestion de l’eau. Pour obtenir ce label, les autorités locales doivent miser sur l’adoucissement, l’infiltration et la rétention des eaux pluviales. Concrètement, cela implique moins de béton et d’asphalte, davantage de sols nus et d’espaces dédiés à la nature et à la collecte des eaux.

La réutilisation de l’eau de pluie et l’utilisation intelligente de l’espace jouent également un rôle important. L’eau doit être retenue là où elle tombe, au lieu d’être évacuée le plus rapidement possible.

Le label « éponge » s’adresse non seulement aux villes et aux communes, mais aussi aux habitants et aux entrepreneurs. En cas de pluies extrêmes, il réduit le risque d’inondations dans les habitations et les caves, tandis que lors des vagues de chaleur, il contribue à maintenir la fraîcheur du quartier.

Les premiers labels seront décernés dès 2027 par Vlario et Natuurpunt.

Wolvenberg

Le lancement du label « éponge » a eu lieu à Wolvenberg, à Berchem, un exemple de ce qu’on appelle un « paysage éponge ». Dans ce quartier, l’eau de pluie n’est pas évacuée, mais captée, retenue et infiltrée dans le sol. Les résultats sont tangibles : une pression moindre sur les réseaux d’assainissement, une meilleure recharge des nappes phréatiques et un effet rafraîchissant perceptible en ville.

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