Principaux renseignements
- Moody’s Analytics estime à 40 pour cent la probabilité d’une récession aux États-Unis dans un délai d’un an.
- La stagnation du revenu disponible oblige les consommateurs moyens à se tourner vers des produits moins chers.
- Les valorisations des entreprises basées sur l’IA masquent un décalage dangereux par rapport à la santé économique réelle.
Mark Zandi, économiste en chef chez Moody’s Analytics, a averti que les États-Unis faisaient face à une situation économique précaire, estimant à 40 pour cent les chances qu’une récession survienne au cours de l’année à venir. Ce chiffre est nettement supérieur à la probabilité historique habituelle de 15 pour cent, ce qui suggère que la stabilité financière du pays est actuellement soumise à de fortes pressions. C’est ce que rapporte Fox News.
Les difficultés du consommateur moyen
L’économiste a souligné le contraste saisissant entre la flambée des marchés boursiers et les difficultés financières des citoyens moyens. Il a noté que le revenu disponible réel — qui tient compte de l’inflation et des impôts — n’a connu aucune croissance nette au cours des douze derniers mois. Par conséquent, les classes moyennes et défavorisées ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, ce qui les oblige à remplacer les produits coûteux par des alternatives moins chères, comme le poulet à la place du bœuf.
Zandi a en outre fait valoir que les performances actuelles du S&P 500, du Dow Jones et du Nasdaq ne reflètent pas fidèlement l’économie nationale. Il estime que le marché est artificiellement gonflé par une poignée de géants de la semi-conducteurs et d’entreprises axées sur l’IA, ce qui engendre des valorisations dangereusement élevées. Au cours de ses trente années de carrière, Zandi affirme n’avoir jamais observé un tel décalage entre les niveaux de capitalisation boursière des entreprises et la santé économique réelle, établissant un parallèle inquiétant avec la bulle Internet du passé.
Dépendance politique
Enfin, l’analyste a exprimé son inquiétude quant à la relation symbiotique et instable entre les dirigeants politiques et les acteurs du marché. Il a observé que les investisseurs misent sur l’espoir que le président Donald Trump mette en œuvre des changements politiques pour empêcher un krach boursier.
Zandi a décrit cette dynamique comme un « palais des glaces », suggérant que cette dépendance à l’égard de l’intervention politique constitue une base instable pour la croissance économique. (fc)
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