’10 à 15% des aides des autorités font l’objet d’abus’

(EPA-EFE/ALEXANDER BECHER)

Ces derniers mois, les différentes autorités du pays ont massivement ouvert leur porte-feuille pour apporter un soutien dans le cadre de la crise du coronavirus. Une partie de cet argent a terminé dans le milieu criminel, chez des fraudeurs ou des entreprises quasi en faillite avant la crise. De 10 à 15% de ces aides ont fait l’objet d’abus, selon le collecteur de données des entreprises Graydon.

« Et les autorités n’ont pas encore tous les moyens pour contrôler cela », explique Eric Van den Broele à la VRT.

Treize milliards d’euros ont été distribués sous forme de primes d’interruption, primes de compensation, chômage temporaire, crédits-pont etc. Des milliards d’euros d’aides sont aussi prévus l’an prochain.

Sans ces aides, des dizaines de milliers d’entreprises feraient faillite et des dizaines de milliers de travailleurs perdraient leur emploi. Une partie de ces aides ont fait l’objet d’abus, de 10 à 15%. Il s’agirait de centaines de millions, selon la VRT.

« Tout dépend de la définition de l’abus. S’il s’agit du milieu criminel, de la fraude ou de sociétés fantômes, on parle de 5 à 10% d’abus. Si on rajoute les entreprises « zombies » ou en risque de faillite, on arrive vite à 15% », explique M. Van den Broele. Les autorités ne peuvent pas contrôler suffisamment et donc récupérer ces aides.