Principaux renseignements
- Les procureurs européens enquêtent sur le Rassemblement national pour détournement présumé de 4,3 millions d’euros de fonds européens.
- Les forces de l’ordre ont perquisitionné les domiciles et les bureaux de consultants liés à Jordan Bardella.
- L’issue judiciaire de l’affaire concernant Marine Le Pen sera déterminante pour les chances de Bardella aux élections présidentielles de 2027.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national et chef du groupe Patriotes au Parlement européen, a annoncé mardi que la police avait procédé à des perquisitions. Celles-ci ont eu lieu au domicile et dans les bureaux de conseillers en communication travaillant pour son équipe.
Enquête du Parquet européen sur les financements de l’UE
Le Parquet européen a confirmé à POLITICO que ces opérations s’inscrivaient dans le cadre d’une enquête plus large. Celle-ci porte sur la manière dont un ancien groupe politique au Parlement européen a utilisé les fonds européens entre 2019 et 2024. Selon des informations parues dans Le Monde, il s’agit d’allégations de malversations financières au sein de l’ancien groupe Identité et Démocratie (ID), prédécesseur de l’actuel groupe Patriotes au Parlement européen. Des informations précédentes indiquaient que ce prédécesseur aurait enfreint les règles en matière de dépenses à hauteur d’au moins 4,3 millions d’euros.
Élections de 2027
Ces démêlés judiciaires surviennent à un moment crucial pour Bardella, âgé de 30 ans, qui arrive actuellement en tête des sondages pour les prochaines élections présidentielles en France. Sa candidature éventuelle aux élections de 2027 dépend en grande partie de l’issue judiciaire de l’affaire concernant Marine Le Pen.
Le Pen s’est déjà présentée trois fois à la présidence. Elle fait actuellement appel d’une interdiction de cinq ans d’exercer des fonctions publiques et d’une condamnation pour détournement de fonds du Parlement européen. Le verdict dans son affaire est attendu mardi.
Contexte de contrôle judiciaire
Le Rassemblement national n’en est pas à son coup d’essai en matière de contrôle judiciaire ; l’été dernier, son siège parisien a fait l’objet d’une perquisition dans le cadre d’une enquête distincte portant sur des violations présumées de la loi électorale. Le parti a rejeté ces accusations et cette procédure judiciaire spécifique n’est toujours pas close. (lv)
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