Tout doit partir pour la transition énergétique : le troisième producteur de pétrole de l’OPEP veut augmenter fortement sa capacité de production

Les Émirats arabes unis (EAU) augmentent leur production de pétrole brut plus tôt que prévu. L’État pétrolier tente de monétiser ses réserves avant que le monde ne passe à des énergies plus propres.

Abu Dhabi National Oil Co (ADNOC), la compagnie pétrolière d’État du pays, vise désormais l’année 2025 pour porter la production de pétrole brut à 5 millions de barils par jour (bpd). Selon des sources citées par le site d’information Bloomberg, le plan initial prévoyait de déplacer la date cible de 2030 à 2027, avant de se mettre d’accord sur 2025.

ADNOC produit la plus grande partie du pétrole des Émirats arabes unis, et le pays est le troisième producteur de l’OPEP, après l’Arabie saoudite et l’Irak.

Cette augmentation de la production reste ambitieuse puisque les EAU ont libéré 3,4 millions de bpd en août. Cela augmentera sans doute les coûts de production de ses différents projets pétroliers, déjà estimés à plusieurs milliards de dollars auparavant, souligne le site économique Business Insider.

« Du pétrole le moins polluant »

Dans le même temps, Abhu Dhabi tente de neutraliser ses émissions de carbone d’ici 2050, selon Bloomberg.

Ce pays du Moyen-Orient y parvient en partie en investissant dans l’énergie solaire et d’autres carburants plus écologiques, comme l’hydrogène. Elle a également placé de grands espoirs dans des technologies telles que la captation du carbone. De plus, l’accès facile à ses réserves de pétrole devrait garantir que son brut est « l’un des moins polluants » à extraire du sol.

Comme l’Arabie saoudite, les Émirats voient le pétrole dominer le marché de l’énergie pendant un certain temps encore. Abu Dhabi, par exemple, a fait valoir que la demande de pétrole restera élevée au cours des prochaines décennies et que les grands producteurs devraient investir dans l’exploration pour éviter de futures pénuries.

Prix : baisse ou hausse ?

Les responsables du gouvernement saoudien ont averti au début de l’année déjà que le prix du pétrole brut pourrait encore augmenter si les gouvernements et les entreprises énergétiques occidentales s’engagent trop rapidement dans la transition énergétique. Les combustibles fossiles doivent être utilisés pour les décennies à venir, tel est le credo.

Avec le prix actuel du pétrole – surtout comparé au boom du début de l’année – les choses ne sont pas si mauvaises. Le prix du baril de pétrole Brent, le prix de référence européen, est actuellement de 91,77 dollars. Le baril de pétrole US WTI passe le guichet à 85,50 $. Les doutes sur la croissance économique mondiale font baisser les prix du pétrole. La semaine dernière, le FMI et la Banque mondiale ont tous deux exprimé leurs préoccupations concernant l’économie mondiale.

(CP)

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