Theo Francken souhaite mettre en place un nouveau type de gendarmerie pour endiguer la violence dans les villes


Principaux renseignements

  • Le ministre Theo Francken propose la création d’une unité mobile « Rijkswacht 2.0 » pour lutter contre la violence urbaine extrême.
  • Du personnel spécialisé et formé militairement comblera une lacune critique en matière de sécurité laissée par l’ancienne Gendarmerie.
  • Cette initiative témoigne de la détermination du gouvernement à reprendre le contrôle des rues, actuellement en proie à l’anarchie, aux mains des gangs et des émeutes.

Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) a proposé la création d’une « Rijkswacht 2.0 », une unité mobile spécialisée conçue pour apporter un soutien de niveau militaire lors de crises urbaines graves. C’est ce qu’a déclaré le ministre à RTL-TVI.

Entre la police et l’armée

Cette initiative vise à mettre en place une réserve opérationnelle de personnel formé par l’armée mais géré par le ministère de l’Intérieur. L’objectif est d’apporter une réponse proportionnée à la violence extrême, telle que les émeutes récemment observées dans des villes comme Liège et Bruxelles.

Combler le déficit de sécurité

Le ministre fait valoir que les forces de police actuelles, malgré leur travail acharné, peinent à maintenir l’ordre face à une vague croissante d’agressions. Il cite les violences récurrentes lors des célébrations du Nouvel An — notamment les incendies criminels et les agressions contre les services d’urgence — comme preuve qu’une présence sécuritaire plus solide est nécessaire.

Francken estime que l’absence des unités d’intervention rapide qui existaient sous l’ancienne Gendarmerie a laissé un vide dans la réserve fédérale qui doit être comblé pour protéger les citoyens.

Lutte contre l’anarchie urbaine

Selon Francken, cette proposition est une réponse à l’évolution du paysage social. Il affirme que les activités liées aux gangs, la violence liée à la drogue et les changements démographiques ont favorisé l’émergence d’une « culture de la rue » dans certains centres urbains qui n’est plus entièrement sous le contrôle de l’État.

S’il admet qu’une force de police de type militaire n’est pas une solution miracle à ces problèmes complexes, il y voit un signal nécessaire de la détermination du gouvernement à reprendre le contrôle des rues face à la « barbarie » et à l’anarchie.

Coordination interministérielle

Le projet est déjà en cours d’élaboration dans le cadre de discussions entre les cabinets de la Défense et de l’Intérieur. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), a confirmé ces discussions, soulignant que le plan s’appuie sur des collaborations existantes qui ont fait leurs preuves, telles que les patrouilles conjointes avec la police des chemins de fer et la protection des sites de haute sécurité.

Ensemble, Francken et Quintin ont l’intention de soumettre une proposition officielle au gouvernement dans les semaines à venir, un plan dont le Premier ministre Bart De Wever serait déjà au courant. (fc)

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