Principaux renseignements
- Le Premier ministre Bart De Wever cherche à nouveau cette semaine à parvenir à un accord budgétaire par le biais de discussions bilatérales avec les partenaires de la coalition.
- Les projets révisés en matière de TVA remplacent les hausses générales par des augmentations ciblées sur certains produits.
- Les divergences idéologiques persistent quant à l’opportunité de réduire les dépenses ou d’imposer les plus riches.
À l’issue d’une réunion du noyau du gouvernement dimanche soir, le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a entamé une série d’entretiens en tête-à-tête avec ses vice-premiers ministres. L’objectif principal de ces discussions bilatérales est de déterminer si la proposition budgétaire actualisée du Premier ministre peut servir de base à un accord plus large.
Rechercher tout de même un accord global
Les dirigeants ont réorienté leur stratégie vers un plan financier pluriannuel, mettant ainsi de côté la mesure de « frein à l’endettement » pour 2027 présentée plus tôt dans la semaine. Toutefois, cette alternative d’urgence reste une possibilité si les négociations concernant le budget à long terme échouent une nouvelle fois.
Ajustements aux propositions relatives à la TVA
Dans sa dernière proposition, De Wever a supprimé la hausse prévue du taux maximal de TVA de 21 pour cent à 22 pour cent, une décision largement motivée par la forte opposition du MR. Malgré cela, la TVA reste un sujet de discorde. Le nouveau plan suggère de reclasser certains biens et services dans des tranches d’imposition différentes — par exemple, en faisant passer certains articles de 6 pour cent à 12 pour cent ou de 12 pour cent à 21 pour cent.
Selon certaines sources sur VRT NWS, le Premier ministre réexamine une liste antérieure de produits non essentiels dont l’augmentation ne ferait pas grimper le coût d’un panier de consommation standard, tels que les engrais, le bois de chauffage et les fleurs. Par ailleurs, des discussions sont en cours concernant une hausse de la TVA sur les séjours à l’hôtel et en camping, qui passerait de 12 pour cent à 21 pour cent.
Réactions politiques
Malgré ces ajustements, plusieurs factions politiques jugent actuellement cette proposition inacceptable. Les détracteurs font valoir que le plan n’exige pas suffisamment de contributions de la part des citoyens les plus fortunés. Bien que la proposition comprenne des mesures ciblant les revenus locatifs par le biais d’ajustements de la valeur cadastrale et de modifications concernant les sociétés de gestion, l’ensemble des mesures est jugé insuffisant par certains.
Étant donné que ces ajustements ciblés de la TVA génèrent nettement moins de recettes qu’une hausse générale des taux, le gouvernement devra trouver des ressources ailleurs. Cela a ravivé les frictions politiques traditionnelles : les partis de droite sont favorables à des réductions des dépenses, tandis que les partis de gauche prônent une augmentation des impôts pour les hauts revenus.
On espère un accord rapide
Ces réunions préliminaires constituant le premier contact significatif depuis l’échec des négociations de la semaine dernière, une décision finale est encore lointaine. Certains participants espèrent toutefois une mise à jour exhaustive sur l’« état de l’Union » lors de la séance plénière de jeudi. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

