Seuls 12 pour cent des entreprises belges ont mis en place une politique de réintégration des personnes en arrêt maladie de longue durée


Principaux renseignements

  • Peu d’entreprises belges se conforment aux politiques obligatoires de réinsertion professionnelle après un arrêt maladie de longue durée.
  • De nouvelles obligations gouvernementales entrées en vigueur depuis 2026 imposent aux employeurs de mettre en place plus tôt les processus de rétablissement.
  • Les petites entreprises sont confrontées à des réglementations rigides et ont besoin de stratégies préventives simplifiées.

Une étude récente menée par Mensura, un organisme belge spécialisé dans le bien-être au travail et l’absentéisme pour cause de maladie, révèle que seules 12 pour cent des entreprises belges disposent d’une politique collective complète en matière de réinsertion des salariés en arrêt maladie de longue durée.

Malgré l’obligation légale introduite en 2022, qui impose aux employeurs d’élaborer des plans formels pour lutter contre l’absentéisme de longue durée et promouvoir le bien-être au travail, les progrès restent limités. La proportion d’entreprises disposant d’une telle politique n’a que légèrement augmenté par rapport aux 7 pour cent enregistrés en 2024.

Nouvelles mesures gouvernementales

Le gouvernement belge se fixe actuellement comme priorité de réduire le nombre de personnes en arrêt maladie de longue durée, qui s’élève à environ 585 000. Les nouvelles mesures en vigueur depuis janvier 2026 prévoient notamment la possibilité d’évaluer les salariés absents depuis huit semaines. Lorsqu’un salarié est jugé apte à exercer un travail adapté, l’employeur doit mettre en place un parcours de réinsertion dans un délai de six mois, par exemple en adaptant le poste.

Les défis auxquels sont confrontées les petites entreprises

Cependant, la mise en œuvre de ces exigences représente un défi de taille pour environ 40 pour cent des entreprises. Les petites et moyennes entreprises (PME) sont particulièrement touchées, car elles manquent souvent de flexibilité pour modifier les descriptions de poste ou proposer des horaires adaptés.

Compte tenu de la place prépondérante des PME dans l’économie belge, Mensura suggère que ces petites entreprises donnent la priorité aux mesures préventives afin d’éviter tout simplement les absences de longue durée.

Appel à une simplification de la réglementation

Si de nombreuses organisations se disent disposées à se conformer à la réglementation, elles se retrouvent souvent submergées par des réglementations complexes et des charges administratives. Bart Teuwen, spécialiste de l’absentéisme chez Mensura, reconnaît que si le gouvernement a raison de rendre la réintégration plus obligatoire, le processus doit être simplifié, rapporte De Tijd.

Il plaide pour que l’accent soit moins mis sur la simple conformité bureaucratique, exhortant les autorités à réduire au minimum les formalités administratives et à privilégier plutôt les relations humaines authentiques et l’efficacité pratique des stratégies préventives.

(at)

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