Pourquoi la vague de froid pourrait favoriser un pic épidémique

Isopix

Selon une étude publiée mi-décembre, le froid et le rayonnement du soleil peuvent influencer la propagation du virus. Le centre de crise interfédéral nous met en garde.

Si le sujet fait toujours l’objet d’un débat dans la communauté scientifique, Predict, la filiale de Météo France à Montpellier, a montré en décembre une corrélation entre météo et diffusion du virus.

La principale conséquence du froid se situe au niveau des gouttelettes: ‘Quand il fait extrêmement froid, ces gouttelettes ne peuvent pas rester en suspension, elles vont tomber au sol. Quand il fait très chaud, c’est la même chose. Soit il fait chaud et sec, elles s’évaporent. Chaud et humide, elles tombent au sol’, expliquait fin décembre, Alix Roumagnac, président de Predict Services.

Ainsi, des températures entre -3 et 13 degrés et un taux d’humidité entre 60 et 90 % constitueraient des conditions idéales pour que les gouttelettes restent en suspension, et que le virus se propage. Soit les conditions climatiques actuelles en Belgique et plus globalement sur l’Europe.

Système immunitaire et lieux clos

Des informations confirmées par Steven Van Gucht, le porte-parole du centre de crise en Belgique, dans Het Laaste Nieuws. Il nous met en garde également sur les effets du froid sur nos voies respiratoires: ‘Notre résistance peut être plus faible dans les voies aériennes supérieures, par exemple dans le nez. Le froid provoque une constriction des vaisseaux sanguins et une diminution de la circulation sanguine dans les muqueuses. Le mucus devient plus dur, ce qui affecte notre système immunitaire.’

Nous passons aussi forcément plus de temps à l’intérieur. Ce qui favorise les contaminations. Il est donc important de ventiler sa maison de temps en temps, malgré le froid, et de porter le masque le plus souvent possible.

Le porte-parole s’étonne par contre de l’absence d’épidémie de grippe classique: ‘C’est la première fois de ma carrière que je vois ça.’