Principaux renseignements
- Plus de 260 000 Belges ont eu recours aux flexi-jobs en 2025.
- Le gouvernement prévoit d’étendre le dispositif à tous les secteurs industriels en juillet.
- Les entreprises ont recours à les postes flexibles pour gérer les périodes de pointe.
Des données récentes de l’Office national de sécurité sociale (ONSS) révèlent que plus de 250 000 Belges ont eu recours aux flexi-jobs en 2025. Plus précisément, 261 868 personnes – comprenant à la fois des salariés actifs et des retraités – ont occupé ces postes, ce qui représente une augmentation de 14 pour cent par rapport à l’année précédente.
Ce système, lancé en 2015 pour aider les personnes à gagner un revenu supplémentaire dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, n’a cessé d’étendre son champ d’application. Alors que la plupart des participants travaillent actuellement dans le commerce de détail ou la restauration, le gouvernement a l’intention d’ouvrir ce dispositif à tous les secteurs industriels à partir de juillet.
De plus en plus d’entreprises
Tant les salariés que les chefs d’entreprise ont adopté ce modèle flexible. Selon Jasper Hubeau, directeur à la RSZ, ce dispositif est devenu un véritable succès sur le marché du travail. Environ 53 000 entreprises ont eu recours à des travailleurs flexibles en 2025, soit une hausse de 12 pour cent par rapport à 2024.
La grande majorité de ces entreprises (environ 88,3 pour cent) continuent d’employer du personnel traditionnel parallèlement à ces travailleurs flexibles, utilisant ce système principalement pour gérer les périodes de pointe.
Répartition démographique
Sur le plan démographique, la tranche d’âge la plus représentée est celle des 25-39 ans, bien qu’on observe une tendance croissante chez les plus de 65 ans et les personnes dans la cinquantaine à rejoindre le marché du travail. La répartition par sexe est presque égale, les femmes représentant 52 pour cent des participants.
Impact financier
Sur le plan financier, ces fonctions constituent un complément modeste plutôt qu’un revenu principal. Le revenu annuel médian est d’environ 1 900 euros, et la plupart des travailleurs effectuent moins de 100 heures par an.
Pour ceux qui travaillent au moins à 80 pour cent d’un contrat à temps plein ou ceux qui sont à la retraite, ce système leur permet de gagner jusqu’à 18 000 euros par an sans être soumis aux cotisations sociales ni aux impôts.
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