L’OTAN envoie un signal fort à la Russie : 40 navires de guerre participent à une mission d’entraînement en mer Baltique

En mer Baltique, Baltops 22, nouvelle édition d’une mission de l’OTAN qui se déroule chaque année dans la région, a débuté ce dimanche. 40 navires de guerre sont ancrés dans le port de la capitale suédoise, Stockholm, qui sert de base d’opérations. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle Stockholm a été choisie.

Au cours de cet entraînement, qui s’achèvera le 17 juin, plus de 7.000 marines, 76 avions et 45 navires de 14 États membres de l’Alliance et de deux pays candidats (Finlande et Suède) s’entraîneront ensemble. L’entraînement Baltops (abréviation de Baltic Operations) est organisé chaque année depuis 1972 et vise à préparer le bloc de l’OTAN à une éventuelle guerre dans cette région.

L’attraction du port de Stockholm ce week-end était l’USS Kearsarge, un navire amphibie de 257 mètres de la flotte américaine. Avec plus de 40 autres navires, les navires de guerre ont mis le cap hier sur la mer Baltique. Sofia Thulin, une fan suédoise de la marine, a campé près du canal ce dimanche et a filmé le départ de nombreux navires du port de Stockholm.

Par rapport aux éditions précédentes, la flotte participant à la mission est cette fois-ci nettement plus importante. « L’exercice de cette année est environ 30 % plus important que celui de l’année dernière », a confirmé le vice-amiral Eugene Black, commandant de la flotte américaine en Europe. « 45 navires et 76 avions y participent, provenant de 16 pays : 14 États membres de l’OTAN et deux partenaires proches », a-t-il informé la presse présente.

Débarquements côtiers

La Finlande, qui, comme la Suède, pourrait rejoindre l’Alliance atlantique dans les mois à venir, a également contribué à l’exercice avec 200 fantassins de marine. Au cours de la mission, des débarquements seront effectués sur les côtes suédoises et allemandes, la marine fournissant un appui-feu et les avions de chasse un appui aérien aux troupes de débarquement. Les marines et les pilotes des différents pays participants devront travailler en étroite collaboration au cours de cette mission afin de la mener à bien.

D’autres tâches des troupes de l’OTAN seront testées au cours de l’entraînement, notamment leur communication mutuelle, la lutte contre les sous-marins et les mines et les évacuations médicales en mer. Près de deux semaines après le début de l’opération le 5 juin, la flotte de l’OTAN entrera dans le port allemand de Kiel le 17 juin, mettant ainsi fin à Baltops 22.

Un message pour la Russie

La mission en soi n’a rien d’exceptionnel, puisque l’OTAN organise chaque année des dizaines de missions d’entraînement en Europe, voire dans le monde. Pourtant, Baltops 22 représente aussi un aiguillon, que l’OTAN pointe en direction de la Russie. Il y a bien sûr la situation de la Finlande et de la Suède, deux pays qui rejoindront l’OTAN tôt ou tard, contre la volonté du Kremlin. Celui-ci a même menacé d’intervenir contre la Finlande, et la Suède ne semble pas être à l’abri pour longtemps.

Par la présence d’une force aussi importante, l’OTAN veut naturellement créer un effet dissuasif. L’USS Kearsarge est peut-être le plus grand navire de la flotte, mais les autres navires participants de la marine américaine ne sont pas en reste. Avec le navire de débarquement USS Gunston Hall, le navire de commandement USS Mount Whitney et les destroyers USS Gravely et USS Porter, la marine américaine dispose au total de cinq navires d’une longueur minimale de 150 mètres.

MB

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