L’IPO de la FDJ donne des idées à la Loterie nationale

Le patron de la Lotterie nationale, Jannie Haek. (Isopix)

L’introduction en Bourse de la Loterie nationale constituerait un ‘beau dossier pour l’investisseur belge’, estime son patron, Jannie Haek, dans L’Echo ce vendredi. ‘Ce n’est pas à l’ordre du jour’, répond le ministre en charge de la Loterie nationale, David Clarinval.

L’action Française des Jeux (FDJ), la loterie française, s’est envolée lors de ses premiers pas en Bourse jeudi, sa privatisation ayant donné lieu à une souscription massive par un demi-million de particuliers qui va rapporter 2,1 milliards d’euros à l’État. De quoi donner des idées en Belgique.

Déjà jeudi, Vincent Van Dessel, le président de la Bourse de Bruxelles, s’interrogeait: ‘Pourquoi ne pas laisser le citoyen participer à la privatisation (partielle) d’entreprises qui ne doivent pas nécessairement être entre les mains de l’Etat?’

Comme il l’explique dans L’Echo et De Tijd ce vendredi, le patron de la Loterie nationale verrait lui aussi d’un bon œil une opération similaire à celle de la FDJ en Belgique. Le quotidien rappelle que le dossier avait d’ailleurs déjà été présenté il y a trois ans à une banque d’affaires. Jannie Haek parle d’un ‘beau dossier pour l’investisseur belge’ dans une période où le compte d’épargne ne rapporte rien. ‘Une telle opération oblige également le gouvernement à adapter la réglementation du secteur des jeux d’argent et rendrait plus grande la distance entre le gouvernement et la Loterie nationale’, estime-t-il.

‘Trois raisons d’être prudent’

David Clarinval, le ministre en charge de la Loterie nationale, botte lui en touche: ‘Ce n’est pas à l’ordre du jour, particulièrement en affaires courantes’, explique-t-il à L’Echo. ‘Qui plus est, il nous paraît falloir rester prudent en la matière pour trois grandes raisons. Un: le rôle de canalisation du jeu et de sa pratique responsable sur lesquels l’Etat peut peser en conservant son monopole. Deux: le rôle social très important que les bénéfices dégagés par la Loterie permettent de jouer au bénéfice de toute une série d’associations pour lesquelles les subsides reçus jouent souvent un rôle vital. Et puis trois: la rente de monopole qui permet également à l’Etat de dégager une recette utile à ses politiques au bénéfice des citoyens.’