L’action FDJ s’envole pour ses premiers pas en Bourse

Le siège de la Française des Jeux. (Isopix)

L’action Française des Jeux (FDJ), la loterie française, s’est envolée lors de ses premiers pas en Bourse, sa privatisation ayant donné lieu à une souscription massive par un demi-million de particuliers qui va rapporter 2,1 milliards d’euros à l’État.

Le titre FDJ a achevé jeudi son premier jour de cotation sur le marché parisien à 22,70 euros, faisant un bond de quelque 14% par rapport au prix de 19,90 euros fixé pour son introduction. Cela valorise le groupe dans son ensemble à 4,3 milliards d’euros.

‘J’ai le sentiment d’être en train de vivre un moment historique (…) 500.000 Français sont devenus actionnaires (…) ainsi que les plus grands investisseurs internationaux’, s’est félicitée jeudi matin la patronne du groupe, Stéphane Pallez, après avoir fait sonner la cloche qui marque symboliquement le début des échanges.

‘La réconciliation des Français avec les marchés’

Cette privatisation ‘marque la réconciliation des Français avec les marchés’, a renchéri le ministre français de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, pour lequel le succès de l’opération, largement ouverte au grand public, était ‘nécessaire après la crise financière de 2008’.

Le gouvernement n’avait pas ménagé ses efforts pour encourager les particuliers à profiter de la souscription, ouverte le 7 novembre, pour entrer au capital de la deuxième loterie européenne et quatrième mondiale.

Alors que la fourchette initiale de l’action était comprise entre 16,50 et 19,90 euros, son prix définitif a été arrêté au plus haut niveau possible.

Un fonds de 10 milliards d’euros consacré à l’innovation

Cette privatisation s’inscrit dans un vaste programme de cessions d’actifs visant à alimenter un fonds de 10 milliards d’euros consacré à l’innovation. ‘L’intégralité des recettes va aller dans le fonds’, a assuré M. Le Maire.

Si l’Etat a ‘une place fondamentale’ dans l’économie, sa ‘juste place n’est pas forcément celle d’actionnaire principal’, a-t-il estimé. Avec cette privatisation, la part de l’Etat dans la FdJ est passée de 72% à quelque 20%.

Héritière de la loterie nationale créée en 1933, la FDJ est une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé financière. Les Français ont misé l’an dernier près de 16 milliards d’euros dans ses jeux d’argent et de hasard.